© INTERNEEn fait d'oiseau, les astronomes voient dans la constellation du Serpent — qui s'observe durant l'été, au-dessus de l'Écu et du Sagittaire — un nuage de gaz et de poussière. Il réside à 6.500 années-lumière de la Terre et brille sous l'influence des étoiles chaudes auxquelles il a donné naissance. Le télescope de 90 centimètres installé à l'observatoire de Kitt Peak, en Arizona, vient d'en fournir une splendide vue (voir photo ci-dessous).
Essaim stellaire
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La nébuleuse de l'Aigle abrite un amas constitué de plus d'une centaine d'étoiles. Cet essaim stellaire brillant était déjà connu de Philippe Loys de Chéseaux, en 1745, et Charles Messier, en 1764. L'Américain Edward Barnard l'aurait photographié en 1895. Et depuis, tous les télescopes de la planète, grands ou petits, sensibles à la lumière visible ou infrarouge, se sont bien sûr lancés aux trousses de M16.
20 années-lumière de diamètre
Depuis 1995 : le télescope spatial Hubble, le Very Large télescope du Chili et son cousin anglo-australien de Siding-Spring ont plongé leur regard sur ce berceau de stars. Résultat : des photos des "piliers de la Création", ces colonnes de gaz et de poussière longues au maximum de 4 années-lumière et qui cachent au sommet de leur texture opaque un site actif de formation d'étoiles. L'image produite par un instrument de taille beaucoup plus réduite, à l'initiative de Travis Rector et Brenda Wolpa de la Noao (1), livre une vision à grand champ. La nébuleuse s'étend sur 20 années-lumière de diamètre (l'équivalent de 30.000 fois la largeur de notre Système solaire). Perdus dans le volume de la draperie lumineuse, des globules composés de gaz moléculaire dense hébergent de frêles soleils en gestation...
(1) National optical astronomy observatories
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