© INTERNEPour connaître en détail les opérations militaires menées par les Américains dans les Balkans, il suffit d’allumer son téléviseur et d’orienter sa parabole vers le satellite commercial américain Telstar II. Un amateur britannique de télévision par satellite vient de rendre publique cette découverte surprenante, explique New Scientist sur son site internet.
Avions espions sur petit écran
Les capacités de |
En novembre 2001, peu de temps après la fin de la guerre en Afghanistan, John Locker est tombé sur un programme inédit alors qu’il zappait sur les canaux TV captés par sa parabole. Il s’agissait d’une vidéo sur les opérations des forces américaines dans les Balkans, qui présentait notamment les capacités de surveillance aériennes de l’Oncle Sam. Des images montraient ainsi une patrouille lourdement protégée près de la frontière entre le Kosovo et la Macédoine.
Les avions espions tels le P-3 Orion ou les drones tels le Chasseur (The Hunter) fournissent un soutien aux troupes américaines dans cette région d’Europe, indique New Scientist. La surveillance vidéo aérienne permet au commandement de fournir une protection aux troupes et de les assister dans des missions contre des cibles (criminels de guerre…).
L’Afghanistan au détriment des Balkans ?
La plupart des chaînes diffusées par satellite sont cryptées de façon à ce que seuls les téléspectateurs équipés du bon équipement puissent les recevoir, précise New Scientist. Il en va de même pour les photos prises par les satellites militaires. Or, la vidéo découverte par John Locker était relayée dans un format non codé par le satellite commercial américain Telstar II. N’importe quelle parabole TV pouvait donc capter ces images, faisant courir le risque que celui qui les visionnait "pouvait en gros voir ce qui intéresse l’armée américaine", reconnaît John Pike, militaire américain affecté à une cellule de réflexion sur la sécurité globale.
Un risque dont John Locker était également conscient puisqu’il a immédiatement averti des représentants de l’Otan et des armées américaine et britannique… qui n’ont pas réagi. Selon John Pike, l’encodage d’un flux vidéo en direct pourrait être coûteux et induire un retard dans la diffusion des images. "J’imagine que, dans le cas présent, l’armée américaine ne s’est pas préoccupée" de sécuriser la vidéo, avance-t-il. D’autres experts estiment que la surveillance des Balkans a pu être télédiffusée sur une chaîne satellite moins sécurisée après que l’armée américaine a renforcé sa surveillance de l’Afghanistan.
e-TF1 n'est aucunement responsable du contenu des sites externes
pour lesquels elle offre des liens.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




