© INTERNECinquante personnes ont déposé vendredi une "plainte contre X pour délit d'atteinte involontaire à l'intégrité de la personne et administration de substances nuisibles" auprès du doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris. Les plaignants mettent en cause les vaccins contenant de l'hydroxyde d'aluminium, ou alun, notamment les vaccins contre l’hépatite B. Cette substance les aurait amenés à développer la Myofasciite à macrophages (MFM).
Principal concerné : le vaccin contre l'hépatite B
Découverte à la fin des années 1990, la maladie entraîne notamment des "douleurs musculaires, une très grande fatigue et de la fièvre", et empêche beaucoup de patients atteints de travailler, a indiqué le docteur Dominique Courtois, président de l'Association d'aide aux victimes d'accidents corporels, qui représente les victimes avec d'autres associations.
"Nous voulons savoir dans quelles conditions ce vaccin a été fabriqué et si la maladie a sa racine dans l'administration du vaccin", a déclaré Me Gilbert Collard, l’avocat des plaignants, ajoutant que "très probablement le système de veille sanitaire n'a pas fonctionné". "Ce problème concerne surtout le vaccin contre l'hépatite B, qui se fait au niveau du muscle deltoïde (de l'épaule) et non en piqûre sous-cutanée", a expliqué le docteur Courtois. "La plainte a pour objectif de sensibiliser l'opinion", a-t-il poursuivi. Suite à des campagnes de vaccination massives, "il y a des centaines et des milliers de cas", selon lui.
Un adjuvant très répandu
"Quasiment tous les vaccins contiennent de l’hydroxyde d’aluminium", a indiqué à tf1.fr Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm de Lille. Il s’agit d’une "substance adjuvante qui augmente le pouvoir vaccinant des vaccins". Sans préjuger du fondement de la plainte ni de la possibilité d’un lien entre l’alun et la MFM, pour le chercheur, "la seule chose à faire dans un cas comme celui-ci est d’alerter l’opinion et de lancer des études scientifiques" avant même d’aller au tribunal. Et de rappeler que dans les années 70-80, des articles accusaient un vaccin contre la coqueluche d’engendrer la mort subite du nourrisson. "Après une série d’études épidémiologiques et cliniques, on s’est aperçu qu’il n’y avait pas de cause à effet", a pointé Camille Locht.
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