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Le soleil est passé maître dans l’illusion. Depuis près d'un quart de siècle, les scientifiques s’échinaient à comprendre pourquoi certaines régions à sa surface, baptisées supergranules, tournent plus vite que l’astre lui-même. Grâce au satellite Soho, ils ont enfin leur réponse : cette course folle n’existe pas ! Il s’agit tout bonnement d’un effet d’optique dû à des vagues qui, elles, se propagent dans le sens de rotation ; un peu à la manière d’une ola dans un stade.Cliquez ici pour découvrir
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Vague grumeleuse
Loin d’être lisse, la surface visible du Soleil, la photosphère, apparaît grumeleuse. Les grumeaux — appelés granules — mesurent environ 1.000 kilomètres de large. Provoqués par les remontées de plasma (la matière qui constitue l’étoile), ils apparaissent et disparaissent en quelques minutes. A plus grande échelle, ces granules se rassemblent en supergranules, des géants de près de 30.000 kilomètres de large qui, eux, survivent pendant une journée.
En 1980, des astronomes découvrent que ces immenses grumeaux se déplacent à la surface du Soleil dans le sens de la rotation. Par quel mécanisme s’animent-ils ? Pour le savoir, Laurent Gizon, de l’université de Stanford, en Californie, et ses collègues ont analysé les données recueillies par le satellite d’observation du Soleil, Soho. Et là, surprise ! Nul déplacement n’a été observé… à la surface de l’astre. Car les supergranules se meuvent bel et bien, mais de haut en bas. Ils oscillent sur une période de 6 à 9 jours. Ces oscillations génèrent alors une onde similaire à la ola que créent les spectateurs d’un match en se levant puis en s’asseyant à tour de rôle. Le mystère n’est plus. Reste maintenant à expliquer la source de ces oscillations et pourquoi l’onde " préfère " aller dans le sens de rotation du soleil. Mais ça, c’est une autre histoire.
L’astre du jour ne peut rien cacher au satellite Soho, né d’une collaboration entre les agences spatiales européenne (Esa) et américaine (Nasa). Lancé en décembre 1995, il stationne à 1,5 million de kilomètres de la Terre et fonctionne particulièrement bien. Sa mission, qui devait prendre fin en 1998, se poursuivra jusqu’en 2007. Une aubaine pour cet appareil que l’on a cru perdu pendant plusieurs semaines en 1998. |
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Liens sur le web :
- Planétarium de Montréal : dossier sur le Soleil
- Site de Bertrand Vatant, ex-président du Groupement français pour l¹observation et l¹étude du Soleil (GFOES)
- Laboratoire de Physique du Soleil et de l'Héliosphère à l¹Observatoire de Paris
photo d'ouverture : la "ola" de supergranules à la surface du soleil (Soho/Nasa)
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