Pneumopathie : le bilan s'alourdit

Par M. D., le 26 mars 2003 à 08h42 , mis à jour le 26 mars 2003 à 13h55

La pneumonie atypique a causé 34 décès en Chine depuis novembre 2002. Elle pourrait être liée au syndrome actuel qui a fait 18 morts. A Singapour et au Canada, des mises en quarantaine ont été décrétées.

pneumopathie pneumonie atypique SRAS patiente Hong Kong AFP © INTERNE

La pneumonie atypique est responsable de 34 morts en Chine depuis la mi-novembre 2002. La province méridionale du Guangdong, d'où semble partie l'épidémie, a été la plus durement touchée, avec 792 cas (sur 800) et 31 morts. A Pékin, trois personnes sont mortes au mois de mars sur huit hospitalisées.

Premier mort à Singapour

Cette épidémie est probablement liée à celle du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui, depuis le 1er février, a touché 487 personnes dans 14 pays. Le SRAS a tué 10 personnes à Hong Kong, territoire limitrophe de la province du Guangdong, 4 au Vietnam, dont un médecin français, 3 au Canada et 1 à Singapour, depuis mercredi. Les autorités singapouriennes ont suspendu mercredi toutes les classes jusqu'au collège et consigné chez elles 861 personnes suspectes d'être atteintes du SRAS. A ce jour, la ville-Etat compte 69 cas, dont 11 dans un état grave. Au Canada, où 23 cas sont répertoriés, ce sont 25 personnes, pour la plupart du personnel soignant, qui ont été mises en quarantaine mardi, dans l'Ontario.

A Hong Kong, qui abrite 300 cas de SRAS, plus de 50 écoles ont fermé leurs portes mercredi à titre préventif. Une note d'espoir dans ce sombre tableau : les cas "probables" ont été ramenés de 5 à 2 en Thaïlande. Ce qui fait qu'elle "n'est pas classée comme pays touché par l'infection, il n'y a pas eu de transmission ici", selon un responsable de l'Organisation mondiale de la Santé. En France, 11 personnes sont toujours suivies, dont le cas avéré de Tourcoing, selon un bilan établi lundi soir par la DGS (voir article lié).

          Isoler les porteurs

En l'absence de traitement jusqu'à présent, la seule manière de stopper l'épidémie consiste à isoler les porteurs du SRAS. Un virus de la famille des coronavirus a été identifié comme la cause la plus probable de l'épidémie mondiale de pneumonie atypique, ont annoncé lundi les Centres de contrôle des maladies (CDC) américains.

photo d'ouverture : une patiente, suspectée d'avoir développé les syndromes du SRAS, dans un hôpital de Hong Kong (AFP)

Par M. D. le 26 mars 2003 à 08:42
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