© INTERNE"2003 : l'année des méduses". Le magazine La Recherche ne prends pas de gants pour annoncer l'installation de la Pelagia noctiluca, absente depuis 1998, au large des côtes méditerranéennes françaises. "Et ce pour au moins quatre ans", ajoute la revue scientifique dans son numéro de juin.
Larves et pénuries
"Contrairement aux méduses de la côte atlantique, les pélagies ne prolifèrent pas tous les ans" mais elles déferlent par milliers sur le littoral, précise La Recherche. Depuis 1986, des scientifiques de l'observatoire de Villefranche-sur-Mer tentent de comprendre le cycle de ces méduses. "Les larves prolifèrent dès le printemps sur les côtes", où la nourriture est plus abondante qu'au large, puis, en grandissant, elles migrent vers la haute mer, constatent les chercheurs. "La nuit, les pélagies remontent en surface pour se nourrir", poursuit le magazine. Une modification des courants marins ou un brassage des eaux "suffit à rabattre vers la côte des milliers d'individus", provoquant de vastes marées urticantes.
En cas de pénurie de plancton, les larves de pélagies, incapable de jeûner, meurent... les touristes bénéficient alors d'une année sans méduses. La chercheuse française Jacqueline Goy a réussi à prévoir ces périodes heureuses pour les baigneurs : d'une manière générale, "les pullulations interviennent après trois années d'un printemps chaud et sec". Celles-ci débutent tous les 12 ans et durent de quatre à six ans. Un cycle qui serait également influencé par "la résonance en Méditerranée des El Niño les plus forts", même si ce lien n'est pas "clairement démontré", indique La Recherche.
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Une exposition intitulée "Le miroir de Méduse, biologie et mythologie"
se tient jusqu'au 27 juillet à l'Institut océanographique de Paris.
photo d'ouverture : méduses (AFP)
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