© INTERNELa pneumopathie a déjà fait plus de 600 morts sur un total d'environ 8.000 contaminations dans le monde entier, surtout en Asie. Elle sera donc en grande partie l'objet des discussions de Genève. Iain Simpson, le porte-parole de l'OMS, explique que l'Organisation compte utiliser l'expérience acquise dans la lutte contre le SRAS pour améliorer la coopération internationale en réponse aux nouvelles menaces sur la santé.
L'OMS s'inquiète de voir apparaître de nouveaux virus comme le SRAS, qui se propagent désormais dans le monde entier à la vitesse des moyens modernes de transport. Mais ses tentatives pour remettre à jour les règles sanitaires internationales se heurtent à des réticences. "La manière dont l'épidémie de SRAS a été traitée, par une collaboration des scientifiques et des responsables politiques et médicaux, est vraiment un modèle" pour d'autres problèmes de santé mondiaux, souligne Iain Simpson.
Taïwan candidat à l'entrée
Outre le questionnaire distribué aux participants, l'OMS a conseillé à tous ceux qui auraient été en contact étroit avec un cas de SRAS ou auraient visité un hôpital traitant ces cas depuis 10 jours de renoncer à venir à Genève. En principe, si les recommandations de l'OMS sont respectées, les personnes venant de zones à risque devraient être repérées à leur sortie du territoire. "Mais évidemment, il n'est pas sûr que ces contrôles seront appliqués aux ministres de la Santé par exemple", reconnaît Iain Simpson.
Ce surcroit de précautions a surtout pour but de protéger de la contagion des pays en développement, en particulier en Afrique, qui sont mal équipés pour contenir une telle maladie. L'importation du virus dans ces pays serait catastrophique, avertit l'OMS. "Il y aura beaucoup de délégués africains et nous ne voulons surtout pas que (Genève) soit l'endroit où le SRAS a commencé à circuler et à être exporté vers l'Afrique". Taïwan veut en tirer argument pour donner un nouvel élan à ses efforts pour adhérer à l'OMS. Son ministre de la Santé sera à Genève, en marge de l'assemblée, pour appuyer cette candidature bloquée depuis longtemps par Pékin.
(photo afp : dans un hôpital à Pékin)
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