Bière : les calories sans les kilos

Par Matthieu DURAND, le 18 septembre 2003 à 07h00 , mis à jour le 17 septembre 2003 à 17h32

Blondes, brunes et rousses, les femmes n'ont plus de raison de craindre les effets de la bière sur leur ligne. Une étude française montre qu'une consommation modérée ne fait pas grossir.

bières artisanales agriculture © INTERNE

La bière a la mauvaise réputation de faire grossir. Parce qu'il existe peu d'études sur le sujet, des chercheurs français ont voulu savoir "si la consommation modérée de bière (500 ml par jour), prise au cours d'un repas, dans le cadre d'une alimentation libre, modifie le poids et la répartition spontanée des nutriments chez des jeunes femmes en bonne santé". Ces travaux, menés sous la direction du docteur Claude Alamowitch, du CHU Bichat Claude-Bernard à Paris et membre du Centre d'information scientifique sur la bière (CISB), ont été présentés mercredi lors des Entretiens de Bichat.

Pas de prise de poids

Pendant six semaines, douze femmes, âgées de 18 à 40 ans et "en bonne santé", ont ainsi bu midi et soir 250 ml de bière (4,5% alcool/volume) — complétée d'eau "si nécessaire". Un deuxième groupe, de composition identique au premier, a lui ingéré exclusivement de l'eau. Chaque personne a dû noter le détail des aliments qu'elle a consommés pendant et en dehors des repas. Aucune restriction alimentaire n'a été imposée ; en revanche, la consommation d'alcool était interdite, hormis la bière fournie dans le cadre de l'étude. Le poids, tour de taille et tour de hanche des participantes ont été relevé au premier jour de l'étude puis au bout de trois semaines et enfin, au 43e et dernier jour.

Premier enseignement : "l'apport énergétique quotidien est significativement plus élevé dans le groupe bière que dans le groupe eau", notent les scientifiques. Un surcroît, principalement de glucides, apporté par la bière lors du déjeuner et du dîner. Par ailleurs, les femmes qui buvaient de la bière ont eu tendance à moins manger entre les repas, mais "non significativement", précisent les auteurs de l'étude. Quant au poids et aux mensurations, ils sont restés stables chez les utilisatrices de chopines malgré l'augmentation calorique évoquée. Pourquoi ? "Il n'y a pas à ce jour d'explication claire", déclarent les chercheurs après avoir épluché les travaux de collègues français et anglo-saxons. Reste la bonne nouvelle : les amatrices de "mousse" n'auront plus de scrupules à assouvir leur péché mignon. En toute modération, bien sûr.

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Par Matthieu DURAND le 18 septembre 2003 à 07:00
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