La prothèse qui grandit avec l'enfant

Par M. D., le 04 septembre 2003 à 07h00 , mis à jour le 03 septembre 2003 à 18h30

Une équipe chirurgicale américaine a implanté un bras artificiel à un garçon de onze ans. Particularité de la prothèse : elle croît en même temps que l'enfant grandit.

repiphysis prothèse polymère DR: Wright medical technology © INTERNE

C'est une première qu'a réalisée mercredi dernier une équipe de l'hôpital Inova Fairfax, à Washington. Elle a implanté une prothèse innovante, baptisée Repiphysis, dans le bras d'un enfant de onze ans, a expliqué mercredi le Washington Post.

Utilisation inédite

James Shirron est atteint d'une forme rare de cancer des os depuis l'âge de cinq ans, relate le quotidien américain. Les médecins lui avaient retiré l'humérus du bras droit pour le remplacer par une prothèse en titane. Laquelle, croissance oblige, devait être agrandie chaque été lors d'opérations chirurgicales douloureuses pour le garçon. Avec toutes les conséquences que cela implique : "des examens sans fin, des tuyaux intraveineux dans son bras, des hospitalisations et d'autres traitements qui l'empêchaient de nager ou de jouer au basket avec ses amis", détaille le "Post".

Le calvaire de James, aujourd'hui âgé de onze ans, a pu prendre fin il y a une semaine quand les autorités américaines ont autorisé l'équipe médicale à implanter la prothèse dans son bras. L'usage du Repiphysis est en effet autorisé depuis décembre 2002 mais pour la jambe — il a d'ailleurs été conçu à cet effet.

Pas d'opération lourde

Mise au point par Wright Medical Technology, la prothèse est composée de métal et d'un polymère (une substance organique ou semi-organique). Un bouton permet d'émettre des rayons électromagnétiques qui agissent sur la structure du polymère et permettent à un ressort d'étirer la prothèse. L'appareil peut s'agrandir d'un tiers de centimètres en vingt secondes sans opération chirurgicale invasive (avec incision importante), relève le Washington Post.

Une technologie prometteuse d'autant qu'il y a encore vingt ans, 80% des enfants atteints de ce type de tumeur devaient être amputés, précise à tf1.fr un spécialiste français qui a souhaité garder l'anonymat. "Aujourd'hui, ils ne sont plus que 20%", ajoute-t-il. Pour autant, il se veut réservé : les prothèses de ce type, très complexes, sont très sollicitées et peuvent rencontrer des problèmes mécaniques. Ce qui constitue un risque supplémentaire pour le patient.

photo d'ouverture : la prothèse Repiphysis (Wright Medical Technology)

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Par M. D. le 04 septembre 2003 à 07:00
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1 Commentaires

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  • Schtroumph, le 05/10/2009 à 11h04

    Coooooooooooooool

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