© ManreoDu 15 au 22 octobre, la population de Brest est invitée à relever le "Défi brestois". Objectif : s'abstenir de consommer des boissons alcoolisées pendant au moins trois jours consécutifs. Pourquoi trois jours ? "Parce que c'est au bout de trois jours que se manifestent les signes de manque chez les personnes dépendantes", explique à tf1.fr le psychiatre Pierre Bodénez, chef du service Alcool-toxiques au CHU de Brest et président de l'association du Défi brestois. "Nous nous intéressons aussi bien à la dépendance physique qu'à la dépendance sociale", ajoute-t-il. A savoir : comment résister aux sollicitations d'amis ou de parents, notamment dans le cadre de fêtes ou de repas ?
Alcool et fêtes
Le lien entre fête et alcool est d'ailleurs au centre de cette onzième édition du "Défi", lancé en 1984 mais qui se déroule désormais tous les deux ans (1). Au programme : de nombreuses manifestations culturelles et sportives ainsi qu'un colloque réunissant chercheurs, professionnels de la santé et organisateurs de festivités (Vieilles charrues, Astropolis, Festival du Bout du monde…).
Pierre Bodénez rejette cependant toute initiative anti-jeune, moralisatrice ou prohibitionniste. "Nous nous adressons à toute la population", affirme-t-il. "L'alcool demeure un très fort problème de santé publique dans la partie nord-ouest de la France", souligne-t-il. Entre 1995 et 1997, la Bretagne a enregistré une moyenne annuelle de 839 décès par alcoolisme, selon l'Observatoire de santé de la région. "La mortalité par alcoolisme a baissé de 40% en vingt ans en France", précise le psychiatre. "Elle a baissé plus vite en Bretagne qu'au niveau national mais elle reste ici deux fois supérieure à la moyenne nationale".
(1) A noter que, cette année, le "Défi" a également été lancé dans d'autres villes du Finistère (Landerneau, Morlaix et Landivisiau) et dans l'Allier.
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