© INTERNEDepuis le 31 octobre dernier, six personnes, dont quatre enfants, sont mortes des suites d'une méningite tandis que huit autres personnes étaient hospitalisées pour la même pathologie. Dernier cas en date : un homme de 21 ans qui était à la discothèque le "Red Light", dans le XVe arrondissement de Paris, samedi dernier. Les personnes qui ont fréquenté cette discothèque, également dénommée "L'Enfer" sont priés de "consulter dans les meilleurs délais leur médecin traitant ou un service d'urgences hospitalières afin qu'un traitement préventif leur soit prescrit". En région parisienne également, deux enfants et leur mère résidant au Centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) de Valence-en-Brie (Seine-et-Marne) ont été hospitalisés mercredi soir à Montereau pour une méningite à méningocoques.
Il ne s'agit en aucun cas d'une épidémie puisque ces infections, sans rapport entre elles, se sont déclarées de manière isolée, dans différentes régions.
Vaccin et antibiotiques
La méningite est une inflammation de membranes (méninges) qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière. Elle résulte le plus souvent d'une infection virale ou bactérienne. La méningite virale, qui se déclare parfois après les oreillons, n'est pas très grave, contrairement à la méningite bactérienne, à méningocoque. Il existe plusieurs types de méningocoques : A, C, W135 et Y, contre lesquels il existe un vaccin, et le B, contre lequel il n'y a pas de vaccin disponible.
En France, la vaccination préventive contre le type C n'est pas systématique et n'est pratiquée qu'à partir d'un certain seuil d'alerte comme l'an dernier dans le Sud-ouest ou le Puy-de-Dôme. Elle n'est proposée qu'aux personnes ayant approché le malade ou s'étant rendu régulièrement dans un site (école, cantine, habitat, lieu de travail…) qu'il fréquentait. "Le vaccin contre la méningite C n'entraîne pas d'effets secondaires documentés et prouvés", a indiqué à tf1.fr Camille Locht, directeur de recherche à l'Inserm et spécialiste des maladies infectieuses. Des antibiotiques peuvent être également administrés aux malades ainsi qu'aux personnes ayant été en contact avec eux.
Mortalité à la hausse
Les infections dues aux bactéries méningocoques — essentiellement des méningites, mais aussi septicémies et arthrites — ont augmenté de 20% en 2002, indiquait fin octobre l'Institut de Veille sanitaire (InVS). Toutefois, une baisse de 6% a été observée au 1er juillet 2003 par rapport à la même période de 2002. Depuis 2000, la mortalité des malades augmente, notamment parmi les moins de cinq ans. Principal responsable : le méningocoque B.
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