Hong Kong : pas de SRAS chez le cas suspect

Par AFP, le 20 janvier 2004 à 10h51 , mis à jour le 20 janvier 2004 à 12h15

Le Chinois de 33 ans hospitalisé à Hong Kong n'est pas atteint du SRAS. Autre bonne nouvelle : en Chine, un vaccin contre le virus va être testé sur des humains pour la première fois au monde.

Pneumonie atypique: quatre nouveaux décès à Hong Kong et un premier cas recensé en Inde © Manreo

Un patient placé en isolement à Hong Kong pour une maladie des voies respiratoires a été déclaré mardi exempt de SRAS après des tests. L'homme est un Chinois du continent de 33 ans qui avait été admis lundi à l'hôpital Princess Margaret avec de la toux et une infection des voies respiratoires supérieures. Son état est stationnaire.

Vigilance

Les autorités de l'ancienne colonie britannique sont vigilantes depuis la découverte de trois cas dans la province chinoise voisine du Guangdong. Au début du mois, trois journalistes hongkongais de retour d'un reportage dans cette région avaient été hospitalisés pour des symptômes proches du SRAS, mais les tests s'étaient révélés négatifs. Des mesures de précaution sont en place et depuis le 5 janvier, date de la confirmation du premier cas de SRAS en Chine de la saison, 160 personnes ont été placées en observation à Hong Kong après être rentrées de Canton avec le la fièvre.

Apparu dans le Guangdong en novembre 2002, le SRAS a fait 774 morts dans le monde l'année dernière, dont 349 en Chine et 299 à Hong Kong. Le territoire a été déclaré exempt de la maladie par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) le 23 juin et n'a connu aucun cas depuis. Le dernier malade du SRAS de Hong Kong, le docteur Joseph Chung (57 ans), a quitté dimanche l'hôpital où il avait été admis le 17 mars 2003. Selon la presse, il avait dû subir plusieurs opérations en raison de complications.

Un vaccin testé sur des humains

Les autorités chinoises ont donné leur feu vert lundi à des tests sur des humains du premier vaccin au monde contre le SRAS. Le vaccin s'est révélé être sans danger lors des expériences réalisées sur des animaux, dont des rhésus, des singes du genre macaque, selon l'agence officielle Chine nouvelle. Peu de détails ont été révélés sur la nature de ce vaccin, dont on sait simplement, d'après les informations diffusées, qu'il consiste à "tuer la bactérie par la chaleur". Zheng Youyu, directeur de l'Administration de l'alimentation et des médicaments, a souligné que cela prendrait encore du temps avant qu'un vaccin soit mis sur le marché. Le virologue Malik Peiris, de la Hong Kong University, a estimé que le vaccin chinois représentait un espoir mais a lui aussi invité à la prudence. "Il n'y a pas de garantie qu'il ait un effet durable", a-t-il commenté.

photo : une Hongkongaise en avril 2003 (TF1) 

Par AFP le 20 janvier 2004 à 10:51
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