Images d'archives. © DRFumer un joint n'est pas sans conséquences sur la santé, même si la poly-consommation (drogues + alcool + tabac) rend difficile à appréhender l'impact exact du cannabis. En 2001 déjà, une expertise collective de l'Inserm avait présenté un rapport intitulé : "Cannabis : quels effets sur le comportement et la santé ?". tf1.fr en rappelle les principales conclusions :
Bien-être et troubles divers
Durant entre deux et dix heures, les effets "psychoactifs" du cannabis se caractérisent par un état de somnolence, une sensation de bien-être mais aussi par des troubles divers : altération de la perception temporelle et de la mémoire, troubles du langage et de la coordination motrice, irritation oculaire, troubles digestifs et urinaires… Il existe aussi une "psychose cannabique" : bouffées délirantes, hallucinations visuelles… Ces effets peuvent "retentir sur l'accomplissement de tâches psychomotrices" ainsi que "sur le travail scolaire et l'adaptation sociale", pointe l'Inserm. En revanche, "aucun cas de décès consécutif à la prise isolée de cannabis" n’a jamais été constaté, indique le rapport.
Troubles mentaux
"Les patients présentant certains troubles mentaux sont plus fréquemment consommateurs excessifs de cannabis", notent les experts. "La consommation de substances psychoactives semble bien représenter un facteur aggravant pour plusieurs troubles mentaux", notamment les troubles de l'humeur, les troubles de l'anxiété et les conduites suicidaires. Une enquête française rapporte que "36% des sujets schizophréniques hospitalisés sont ou ont été dépendants au cannabis".
Sexualité
Selon plusieurs études, le cannabis est lié à "une augmentation du plaisir chez l'homme et du désir chez la femme, en association avec une diminution de l'inhibition". Les fumeurs de joints ont davantage de partenaires sexuels tandis que "des comportements sexuels à risque ont été rapportés". Le cannabis est par ailleurs la deuxième substance détectée, après l'alcool, chez les agresseurs sexuels.
Grossesse
Le nouveau-né, dont la mère fumait de manière "importante et répétée" du cannabis pendant la grossesse, verra son comportement affecté : augmentation des tremblements, diminution de la puissance des pleurs, altération du sommeil… Ces effets "semblent régresser durant le premier mois de vie", indique le rapport. "La persistance de certains de ces troubles est toutefois évoquée par certains auteurs".
Cancers
"Une consommation chronique de cannabis pourrait augmenter le risque de certains cancers", préviennent les experts, précisant qu’il faut "tenir compte des taux de goudrons et autres produits cancérogènes" contenus dans le joint, le cannabis étant presque souvent associé au tabac. La fumée d’un joint contiendrait ainsi 50 mg de goudrons, contre 12 mg pour une cigarette. Des cas de cancers bronchiques mais aussi de la bouche, de l’œsophage ou du larynx ont ainsi été constatés chez des fumeurs de cannabis et de tabac. Ces études doivent êtres confirmées, insiste l’Inserm.
Conduite routière
Si les spécialistes soupçonnent le cannabis d'être dangereux sur le comportement des conducteurs, ils soulignent qu'il est encore aujourd'hui impossible d'affirmer, faute d'études fiables, "l'existence d'un lien causal entre usage du cannabis et accident de circulation".
|
photo : archives TF1
Retour MYTF1
Chargement en cours...




