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Arnaud, une greffe pleine d’espoir

Edité par
le 17 juin 2004 à 11h20 , mis à jour le 17 juin 2004 à 11h20.
Temps de lecture
3min
Couple dans la nature

Crédits : Plurielles

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Plurielles.frIl y a un an nous avions rencontré Arnaud qui était en attente d’une greffe de foie. Le 11 septembre 2003, l’appel tant attendu arrive : un greffon est disponible. Une date qui, pour lui, restera très importante. Et même s’il rencontre encore des problèmes suite à cette lourde opération, nous avons retrouvé un jeune homme confiant dans l’avenir.

- Pour lire le témoignage d’Arnaud il y a un an,cliquez ici.

Enfin le bon appel

C’est dans l’après-midi du 10 septembre qu’Arnaud apprend qu’un foie est disponible pour lui. " Je suis resté le plus serein possible. J’ai appelé immédiatement le SAMU pour avoir une ambulance et partir pour l’hôpital où devait se dérouler la greffe, à Créteil près de Paris. Pendant le trajet -300 kilomètres- j’étais inquiet, j’avais peur qu’ils me disent que non, le foie n’était pas compatible avec mon organisme, que mon corps le rejette, que ma vie ne soit plus la même. Pourtant, je savais que cette greffe était nécessaire et deviendrait même vitale à plus ou moins long terme. "

A 19 heures Arnaud arrive à l’hôpital et il est finalement greffé vers une heure du matin le 11 septembre. Des heures d’attente moralement très dures à vivre. Seul, il enchaîne les examens pour vérifier que la transplantation est possible. L’opération dure huit heures mais Arnaud reste endormi quinze heures. Le réveil est difficile. " On m’a transplanté un demi foie. J’ai une cicatrice de 40 centimètres sur 10. Au bout de huit jours, quand j’ai fait mes premiers pas, j’ai senti une forte gêne au niveau de l’abdomen, une espèce de lourdeur. "

Des suites opératoires délicates
Quelques jours après la greffe, les résultats sanguins ne sont pas bons. Arnaud est très fatigué, on lui fait des prélèvements et le diagnostic tombe : petit rejet. Les doses de médicaments anti-rejet sont augmentées et tout rentre dans l’ordre.
" Je suis sorti de l’hôpital 25 jours après l’opération, ce qui est assez peu, certains greffés y séjournent parfois six ou huit mois. Pourtant un hématome est apparu au niveau du foie, à l’endroit où l’organe a été coupé en deux. Deux ou trois semaines après mon retour à la maison, j’ai eu d’autres complications. J’ai dû prendre de fortes doses de cortisone. L’hématome était en fait responsable de tous ces problèmes. Un abcès commençait à attaquer mon nouveau foie. J’ai dû retourner à l’hôpital Henri-Mondor. L’abcès a été drainé sous scanner, c’était excessivement douloureux. "
En janvier 2004, le drain est retiré. Mais en mars d’autres soucis apparaissent. Arnaud passe une IRM qui met en évidence des problèmes au niveau des voies biliaires. Ceux-là mêmes qui avaient détruit son foie. " J’étais très inquiet car dans 15 à 20 % des cas, la maladie peut attaquer le nouvel organe. Les médecins m’ont prescrit un nouveau médicament très puissant. Depuis ça va, on me fait une prise de sang deux fois par mois. Mais ce traitement a des effets secondaires importants au niveau des reins, je dois boire énormément tous les jours et notamment de l’eau très riche en sodium. ".

Des projets pour l’avenir
Malgré toutes ces difficultés, Arnaud reste confiant. Depuis le mois d’avril, il retravaille avec un mi-temps thérapeutique. Il s’installe début juillet avec son amie. " J’essaie de vivre le plus normalement possible. Je dois à nouveau passer une IRM très prochainement et j’espère que tout ira bien. "

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