© INTERNEL'événement est exceptionnel et inédit en France : une arrivée massive d'algues a provoqué dans la nuit de mercredi à jeudi l'arrêt de la centrale nucléaire de Paluel, en Seine-Maritime. Le phénomène est dû au vent violent qui a soufflé sur la région.
"Pas de rupture"
Les algues ont ainsi obstrué une partie des tambours filtrants de la station de pompage du circuit de refroidissement. La centrale de Paluel est habituée à l'arrivée d'algues au mois de mai et juin, a précisé EDF à tf1.fr, mais jamais à un tel niveau. Le site est équipé de quatre réacteurs à eau sous pression d'une puissance de 1.300 MW chacun, dont le n°3 était en arrêt programmé pour maintenance. L'unité de production n°4 a été arrêtée mercredi à 19h50, et comme les algues continuaient d'arriver, l'arrêt des unités n°1 et n°2 a été décidé vers 22h.
Après retrait des algues, le réacteur n°1 a repris sa production à 6h30 jeudi et le n°2 devait reprendre plus tard dans la journée. "Il n'y a pas eu de rupture d'équilibre entre la production et la consommation d'électricité", a souligné EDF à tf1.fr. L'incident fera l'objet d'un "Rex" (retour d'expérience) en jargon d'EDF, c'est-à-dire d'une analyse par des experts qui rédigeront éventuellement des préconisations à l'attention des autres centrales françaises et même étrangères. Par exemple, l'adaptation des tambours. En France, dix-huit réacteurs nucléaires se trouvent en bord de mer.
Nouvelle réglementation pour les rejets de Cattenom |
Le nouvel arrêté règlementant les rejets chimiques et radioactifs de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) vient d'être signé par les ministres de l'environnement, de l'industrie et de la santé. Le réseau d'associations "Sortir du nucléaire" avait dénoncé la veille le fait que les quatre réacteurs du CNPE de Cattenom risquaient de fonctionner de manière "illégale" à partir de jeudi si un nouvel arrêté réglementant ses rejets n'était pas publié au Journal Officiel. Les militants anti-nucléaires ont accusé EDF d'avoir déjà fait fonctionner plusieurs centrales nucléaires "illégalement", en l'absence de publication de nouveaux arrêtés, comme la centrale de Blayais en Gironde.
photo : une centrale nucléaire (archives TF1)
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