Ailerons suspects en Méditerranée

Par P.P., le 12 juillet 2004 à 17h38 , mis à jour le 23 avril 2008 à 19h37

Une alerte aux requins près des côtes ouest de la Sicile relance la polémique. Les baigneurs de la Méditerranée sont-ils hors de danger ?

Un requin en vadrouille © INTERNE

Dans la région de Mazaro del Vallo, près de Trapani, la baignade est interditedepuis dimanche. Les autorités doivent identifier le type des requins aperçus par les passagers d'un canot pneumatique et un carabinier en vacances. "Mieux vaut être prudent, mais les squales ne sont pas une menace", a précisé le directeur de l'Institut national pour la recherche scientifiques et les technologies de la mer sicilien. " En cinquante ans, il y a eu deux attaques et il s'agissait de plongeurs". A priori, les garde-côtes s'attendent à identifier des requins bleus, considérés comme non dangereux par les experts. Mais le requin blanc, le plus dangereux, est-il présent en Méditerranée ?

Selon les spécialistes, on note la présence du "grand blanc" dans à peu près toutes les mers et océans du globe. Mais grâce à la pêche et à la pollution, il est de plus en plus rare d'apercevoir ce type de requins près des côtes. La région de l'Italie du Sud est en Méditerranée celle où les requins blancs sont le plus en nombre. C'est là qu'a été pêché, en avril 1987 près de Malte, son plus grand spécimen connu. Il atteignait 7,10 mètres pour 3,5 tonnes. Mais on ne recense en moyenne qu'une attaque tous les trois ans. En France, deux attaques officielles en un siècle sont à déplorer. Contrairement à l'idée reçue véhiculée par le film de Steven Spielberg, "Les Dents de la Mer", le requin n'attaque que rarement l'homme, préférant les profondeurs à la surface.

En Méditerranée, la proportion rarissime de requins dangereux en fait une menace infime. En outre, le grand requin blanc, victime de sa mauvaise réputation, est répertorié comme une espèce en voie de disparition. A tel point que certains experts planchent sur une manière de le réintroduire dans la nature, grâce peut-être à la création de zones spéciales.  

Australie : appel à la clémence pour les requins tueurs

A Perth en Australie, Bradley Smith, un surfeur de 29 ans, est mort attaqué par deux grands requins durant le week-end. Un hélicoptère et un bateau du service des pêches se sont mis en chasse pour les retrouver. Le frère du surfeur a demandé lundi aux autorités qu'on leur laisse la vie sauve : "Nous sommes plutôt choqués, et on essaie encore de réaliser ce qui s'est passé. Mais je ne pense pas que le requin doit être tué pour ce qui est arrivé". Dénonçant une "revanche absurde", il a indiqué que son frère était mort en faisant ce qu'il aimait le plus au monde. Il s'agit de la sixième attaque mortelle de requin en Australie depuis l'an 2000, la dernière ayant eu lieu en février 2003 à Gold Coast, station balnéaire de la côte Est. (AFP)

Par P.P. le 12 juillet 2004 à 17:38
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2 Commentaires

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  • Dontchois, le 15/09/2009 à 18h36

    Bonjour michel, tu as tout a fait raison sur le point de la nuisance sonore, mais qu arrivera t'il lorsque les requins ne pourront plus se nourrir normalement dû à une pêche de plus en plus excessive ? et bien il passerons outre cette nuissance pour se nourrir, et attaqueront tout se qui trouve... il ne faut pas oublier que le requin est un animal prehistorique, et qu'il n'est pas arrivé jusqu'a nous sans trouver de solution pour se nourrir et survivre!!! je pense qu'il risquerait de modifier son regime alimentaire et se rapprocher des côtes.... mais pas de quoi psychoter, au train ou va la pêche industriel, il nous reste une bonne dizaine d'année.

  • Bobol, le 10/06/2009 à 00h20

    Je suis un passionné de la mer et m'y baigne quel que soit la saison. Je pratique également l'apnée en profondeur et il ne m'est jamais encore arrivé de voir un requin au cours de mes plongées. Je pense que la côte cannoise avec ses ports nombreux, la voie de chemin de fer qui borde le littoral et la circulation maritime des plaisanciers importante créent l'éloignement des espèces marines dérangées par les nuisances sonores occasionnées par l'homme. Face aux Rochers du Coke à Cannes, à 300 m du rivage il y a déjà 30 m de fond. A cette profondeur j'entends le bruit du train qui passe face à la côte, alors imaginons ce que doivent éprouver les requins ou les dauphins qui seraient tentés de s'approcher du rivage. Là ou la pollution sonore réside, les animaux sauvages disparaissent. Toutefois il apparaît que cette circonstance me permet de pratiquer ma passion dans un milieu moins hostile si ce n'est le risque de me faire happer par un scooter des mers ou un bateau à moteur. Par conséquent et comme souvent, le plus grand danger pour l'homme est l'homme lui-même. Michel ou l'apnéiste profond qui ne manque pas d'air.

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