Problème d’allumage pour la Journée sans voiture

Par M. D. avec AFP, le 21 septembre 2004 à 17h52 , mis à jour le 22 septembre 2004 à 16h27

Une cinquantaine de villes françaises participent ce mercredi à la Journée internationale "Bien dans ma ville... sans voiture". Soit deux fois moins que l’an passé. Illustrations avec les cas de Tourcoing et Besançon.

vélo © INTERNE

Un millier de villes, essentiellement européennes, participent ce mercredi à la journée internationale "Bien dans ma ville… sans voiture". Le chiffre est stable par rapport à 2003 mais en net recul par rapport à 2002 lorsque 1.353 villes s’étaient impliquées dans l’opération. La France, qui a pourtant lancé l'événement en 1998, boude même la journée, avec seulement une cinquantaine de villes participantes, contre le double en 2002.

Explication : l’an passé, la journée sans voiture tombait opportunément un dimanche. Or, les villes participantes doivent fermer un périmètre significatif à la circulation, ce qui est plus difficile à mettre en œuvre en semaine, et organiser des déplacements "doux" (vélo, rollers, véhicules propres, marche…).

"Convaincre plutôt que contraindre"

A Tourcoing, qui n’a pas renouvelé sa participation à l’événement cette année, la mairie évoque la difficulté d’organiser une telle manifestation. Mais aussi de faire évoluer les mentalités. Celle des citoyens, attachés à leur véhicule personnel, et celle des commerçants, qui craignent de perdre des clients au cours de cette journée au trafic ralenti. La municipalité indique à tf1.fr qu’elle préfère "convaincre plutôt que contraindre". C’est ainsi que la ville a hébergé en mai une cité du développement durable. Près de 5.000 visiteurs s’y sont rendus "positivement", souligne-t-on au cabinet du maire. Sous-entendu : l’opération a mobilisé les foules sans provoquer leur colère.

La ville de Besançon a également décidé de ne pas prendre part aux festivités cette année, pour la première fois depuis 1998. "La journée est très symbolique et sert souvent à gommer les insuffisances (en termes de transports urbains alternatifs, NDLR) pendant les 364 autres jours", explique-t-on à la mairie. Et d’affirmer : "Nous sommes passés à une phase plus opérationnelle". La municipalité promeut cette semaine son Plan de déplacement d’entreprise (PDE) auprès de ses 3.000 employés. Objectif : leur présenter tous les moyens pour se rendre "autrement" sur leur lieu de travail — covoiturage, transports en commun et modes "doux". Besançon mise donc sur l’exemplarité pour faire évoluer les esprits.

Faible mobilisation

Comme c'était attendu, la Journée internationale "en ville sans ma voiture" n'a guère mobilisé mercredi, la plupart des villes participantes ayant peu fermé leurs rues aux automobilistes, qui n'ont de leur côté pas renoncé à leur véhicule. Ainsi, à Paris, seuls quelques quartiers (Butte Montmartre, Luxembourg Mouffetard...) étaient interdits aux voitures.

photo : archives LCI

Par M. D. avec AFP le 21 septembre 2004 à 17:52
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience