Le comité français de l'Union mondiale pour la nature (UICN) lance un cri d'alarme : la biodiversité est menacée dans les départements et territoires d'Outre-mer français. Ici, les ravages de la déforestation en Guyane.
photo : UICN/Jean-Christophe Vié © INTERNEA l’occasion de la Fête de la Science, qui se déroule cette semaine, le CNRS a mis la biodiversité à l’honneur dans le cadre du Village des sciences qui s’installe à partir de vendredi au Jardin du Luxembourg, à Paris.
Environnements fluctuants
Ateliers, animations et films permettent au public de savoir ce qu’est un écosystème, comment il fonctionne, pourquoi il faut le protéger. "Nous souhaitons faire comprendre l’importance de la diversité biologique dans le fonctionnement général d’un écosystème : la production de matières, le recyclage de nutriments, le transfert d’énergie ou de matières le long de la chaîne alimentaire…", explique à tf1.fr Gérard Lacroix, chargé de recherche au CNRS. Cette diversité joue un rôle notamment vis-à-vis des environnements fluctuants. "En cas de grande sécheresse ou de feu de forêt, certaines espèces qui ne jouent pas a priori un très grand rôle vont prendre le relais des espèces", indique le chercheur.
Illustration : l’écosystème méditerranéen est dominé par les chênes verts. Or, 10-15 ans après un incendie, on s’aperçoit qu’ils ont été remplacés par les pins d’Alep. Car ces derniers sont davantage adaptés au feu, qui provoque l’ouverture de leur cônes et la dissémination des graines. L’incendie a fait disparaître une espèce mais en a favorisé une autre, dont le développement permettra le redémarrage de tout l’écosystème.
Troisième voie
D’où l’importance de respecter cette chaîne de la vie, ce réseau qui unit faune et flore, les hommes et leur milieu. Une mission d’information d’autant plus capitale, rappelle le scientifique, qu’entre "un quart et la moitié des espèces terrestres pourraient s’éteindre d’ici la fin du XXIe siècle, au point que certains experts parlent d’une sixième extinction", de l’ordre de celle qui a vu la disparition des dinosaures. "Un patrimoine qui a mis des millions d’années à se constituer est détruit en quelques centaines d’années", déplore Gérard Lacroix.
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organisées par le CNRS
"Le conflit entre l’homme et la nature est permanent, reconnaît-il, en citant la présence du loup en France qui provoque la colère des bergers. Mais entre la protection de la nature et un monde uniquement dédié à l’homme, il existe une troisième voie qui assure le développement de la planète". Rendez-vous au Jardin du Luxembourg pour en prendre conscience.
photo : DR
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