© INTERNELes migraineux ont deux fois plus de risque (2,16 fois exactement) de subir un infarctus cérébral que ceux qui ne souffrent pas de ces maux de tête. C’est ce qu’indiquent des experts canadiens et américains dans le British medical journal. Selon eux, le risque accru d’infarctus cérébral pourrait s’expliquer par le moindre afflux de sang vers le cerveau pendant les migraines.
Emmenés par le docteur Ali Samii, neurologue à l’université de Washington, les scientifiques ont passé en revue 14 études sur le sujet. De leur "méta-analyse", il résulte que le risque est plus élevé (2,27 fois) chez les personnes souffrant de migraines avec auras, c'est-à-dire de migraines précédées par des troubles de la vision (fourmillements, apparitions de "zigzags"…). Population particulièrement à risque, selon trois différentes études : les migraineuses qui prennent la pilule.
Vivre sainement
"La méta-analyse consiste à regrouper des résultats d’études différentes, souligne à tf1.fr le docteur Carole Sereni, chef du service de neurologie à l’hôpital parisien Léopold Bellan. Cela a l’avantage d’augmenter la puissance statistique mais aussi l’inconvénient de mettre ensemble des personnes aux profils différents et qui n’ont pas été étudiées au même moment. Or, l’incidence générale de l’infarctus cérébral est actuellement à la baisse, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années."
Reste que "le risque relatif d’infarctus cérébral chez les femmes de moins de 40 ans est admis par tous les experts", admet la spécialiste. "Le risque est même 40 fois plus élevé chez les migraineuses qui prennent la pilule et qui fument", poursuit-elle. "D’une manière générale, les migraineux ont intérêt à diminuer les facteurs de risques, c’est-à-dire à être en bonne santé et à avoir un mode de vie sain", pointe le docteur Sereni. Et d’évoquer "une étude américaine en cours", selon laquelle l’excès de poids est un facteur d’aggravation des migraines.
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photo : archives
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