
Les scientifiques n’en finissent pas d’évaluer l’impact "physique" du puissant séisme qui s’est produit le 26 décembre au large de Sumatra, en Indonésie. Plus de 400 répliques sismiques ont été enregistrées depuis le 26 décembre, selon un expert indonésien de l'Institut de géophysique. Un nombre anormal de répliques pourraient continuer d'ébranler dans les semaines à venir la région, a-t-il indiqué, en précisant que le sol avait tremblé à quatre reprises dans la seule journée de lundi à Aceh.
Par ailleurs, on sait déjà que le tremblement de terre a fait vaciller la Terre sur son axe et que certaines îles se sont déplacées. Une étude malaise, révélée lundi dans le quotidien local The Star, précise que le détroit de Malacca, une des principales voies de navigation du monde, a subi des modifications de profondeur.
"Par endroits, le changement n'est que de 0,2 m tandis que dans d'autres zones profondes d'une centaine de mètres, la différence va de un à deux mètres", a déclaré le responsable de l'étude, Kamarulzaman Ahmad Badaruddin. Il a précisé que le tirant d'eau classique d'un bateau était de six mètres et qu'il y avait normalement une trentaine de mètres en dessous dans le détroit. "Il n'y a donc pas de risque qu'un bateau s'échoue", a-t-il pointé.
Pointages
Les résultats annoncés se fondent sur des pointages effectués en deux endroits stratégiques du chenal par une équipe de cartographes de la marine malaise. Le passage étroit séparant la péninsule malaise de l'île indonésienne de Sumatra, entre l'Océan Indien et la Mer de Chine méridionale, sert de voie de transit à un tiers du commerce mondial et à la moitié des approvisionnements en pétrole. Le détroit de 800 km de long sur 50 à 320 km de large est emprunté par 50.000 bateaux par an.
Les besoins de l’Indonésie |
Le directeur adjoint du Croissant-rouge indonésien a, quant à lui, expliqué que les équipes médicales étrangères déployées dans le pays devenaient "contre-productives", notamment du fait des "barrières culturelles et linguistiques". Plus que de médecins, le pays a besoin "de matériel médical et de médicaments, car les types de pathologies auxquelles nous sommes confrontés actuellement sont de plus en plus des maladies ordinaires plutôt que des affections expressément liées au tsunami", a-t-il souligné. Des propos "pas nécessairement" appréciés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), selon l’un de ses porte-parole.
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