L'asthme tue 2000 personnes par an en France

le 15 janvier 2005 à 18h19 , mis à jour le 15 janvier 2005 à 18h23

Cette maladie pulmonaire touche 8 à 10% des enfants et 3 à 5% des adultes. Les acariens de la poussière de maison sont la source majeure d'allergènes dans l'asthme allergique. Pollutions et facteurs climatiques sont aussi des facteurs déclencheurs.

asthme enfant hôpital assistance respiratoire AFP © INTERNE

Selon une étude publiée par l'Institut de veille sanitaire, entre 1980 et 1999, 38.748 personnes sont décédées des suite d'une crise d'asthme en France métropolitaine. Soit une moyenne de 2000 personnes par an. La moitié des décès sont des personnes de plus de 75 ans ; 9 % des enfants ou des adultes de moins de 45 ans.

Cette maladie pulmonaire touche 8 à 10% des enfants et 3 à 5% des adultes. Elle est en général relativement facile à contrôler, selon les spécialistes, grâce aux médicaments et aux mesures de prévention, sauf pour certains patients.

Principaux symptômes de cette maladie : une gêne respiratoire intense, respiration sifflante, toux (souvent nocturne)… La crise d'asthme peut aller du simple essoufflement à l'insuffisance respiratoire aiguë grave. L'inflammation des bronches entraîne une contraction des muscles commandant leur ouverture: le passage de l'air est gêné, l'expiration ne se fait plus normalement et la respiration produit un sifflement.

Acariens et pollens

Les acariens de la poussière de maison sont la source majeure d'allergènes dans l'asthme allergique. Les pollens interviennent dans les allergies saisonnières. Blattes, moisissures dans les logements ou à l'extérieur sont cités par les spécialistes comme des facteurs d'asthme aggravé. Pollutions et facteurs climatiques contribuent à amplifier le rôle des allergènes. Hausse des températures, de l'humidité ou du taux d'ozone dans l'air, vent, variations de la pression atmosphériques peuvent accroître le risque de crises.

Plusieurs dizaines d'épidémies d'asthme pendant des tempêtes ont été décrites dans le monde au cours des vingt dernières années, mais la plupart des tempêtes n'en entraînent pas, a précisé le Pr Denis Caillaud (CHU de Clermont-Ferrand) lors des récentes Journées de l'allergie à Paris.

Si ces phénomènes sont prévisibles, les patients doivent sans attendre "doubler leur traitement de fond", et prévoir un "traitement de secours" pendant trois ou quatre jours, conseille le Pr Antoine Magnan (Hôpital Sainte Marguerite à Marseille).

Mais au delà des éléments climatiques, il insiste sur le rôle des allergènes et en particulier des blattes dans les asthmes graves. En cas de pic d'ozone, dit-il, au lieu de rester à domicile comme généralement conseillé, un asthmatique dont le logement est infesté de blattes, doit plutôt sortir de chez lui, s'il est sensibilisé à cet allergène.

(Photo : enfant asthmatique sous assistance respiratoire/DR)

le 15 janvier 2005 à 18:19
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