Elles contribuent aussi "à filtrer l'eau, à décomposer les déchets, à produire les sols et à féconder les plantes cultivées" (photo d'oryx : A. di Croce, UICN). © A. di Croce UICNLes 1.200 participants à la Conférence sur la biodiversité — scientifiques, représentants des Etats et écologistes, réunis depuis une semaine à Paris — ont lancé vendredi un "appel urgent" à passer à l'action, face à la crise majeure d'extinction des espèces en marche.
Deux déclarations, émanant l'une des scientifiques, l'autre de l'ensemble des participants, recommandent la mise en place d'un groupe d'experts international, susceptible d'aiguillonner les gouvernements comme l'a fait efficacement depuis 1988 le groupe d'experts sur le climat. Pour les scientifiques, le groupe d'experts doit inclure "des éléments intergouvernementaux". L'expertise du groupe d'experts sur le climat a plus de force depuis que les représentants des Etats valident ses rapports scientifiques, ce qui les engage à agir.
Place à la diplomatie
La "déclaration de la conférence", qui émane de tous les participants, demande un mécanisme "international" qui regroupe "toutes les parties prenantes", référence aussi bien aux Etats qui ont signé la Convention sur la diversité biologique de 1992 (188 pays, mais pas les Etats-Unis) qu'aux associations comme l'UICN (Union mondiale pour la nature), qui publie les fameuses "listes rouges" d'espèces menacées.
Jacques Chirac a apporté lors de l'ouverture de la conférence son soutien à la constitution d'un tel mécanisme. Mais la conférence, organisée en dehors du processus de négociation des Nations unies, n'a pas de mandat de négociation. Un travail diplomatique va donc s'ouvrir. Les organisateurs de cette conférence espèrent aboutir avant la conférence des parties à la Convention sur la biodiversité du printemps 2006.
photo : A. di Croce/UICN
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