
"L’épidémie de diarrhée aiguë, qui sévit depuis trois semaines en France, a touché 550.000 personnes", indique le réseau de surveillance Sentinelles, composé d'environ 1.200 médecins généralistes en France métropolitaine. Au cours de la première semaine de janvier, le seuil épidémique (274 cas pour 100.000 habitants) a été atteint ou dépassé dans 12 régions : par ordre décroissant, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Poitou-Charentes, Aquitaine, Bretagne, Champagne-Ardennes, Haute-Normandie, Rhône-Alpes, Basse-Normandie, Alsace, Picardie et Lorraine.
Jusqu'à 1,5 million de consultations
"Il existe chaque année en France, comme dans tous les pays européens, une épidémie hivernale de gastro-entérite aiguës (GEA)", explique l’Institut nationale de veille sanitaire (INVS). Elle se traduit par "1 million à 1,5 million de consultations en médecine générale", indique l’Institut. "L’augmentation du nombre de consultations s’observe habituellement entre décembre et janvier avec un pic, le plus souvent au cours des deux premières semaines de janvier".
Ces GEA hivernales sont surtout d’origine virale. "Elles se manifestent — après une période d’incubation variant selon l’agent infectieux de 24 à 72 heures — par de la diarrhée qui peut s’accompagner de nausées, de vomissements, de douleurs abdominales et parfois de fièvre", précise l’INVS. La durée de la maladie est de l’ordre de quelques jours. Principale complication : la déshydratation aiguë, "qui survient le plus souvent aux âges extrêmes de la vie", c’est-à-dire chez les moins de 5 ans et les plus de 75 ans.
Contamination inter-humaine
La gastro-entérite se transmet surtout de personne à personne, notamment par les mains (cliquez ici pour lire un article sur les symptômes de la gastro et les moyens de la prévenir). Certains virus liés aux GEA, "en particulier les norovirus, peuvent être transmis par l’ingestion d’aliments, consommés crus ou peu cuits, qui sont soit contaminés à la production par contact avec des eaux souillées par des déjections, soit contaminés secondairement lors de la manipulation par une personne porteuse du virus". Il s’agit le plus souvent des huîtres. Chaque année, "on dénombre autour de 600 décès avec une infection intestinale comme cause initiale du décès (…) principalement [dans] les âges extrêmes".
image : en bleu foncé, les 12 régions ayant atteint ou dépassé le seuil épidémique, au 7 janvier (LCI)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




