© INTERNEDes sources médicales vietnamiennes ont confirmé samedi que deux nouvelles victimes, un adolescent de 17 ans et une femme de 35 ans, avaient été testées positives à la grippe aviaire. Inquiet, le gouvernement vietnamien affirme avoir ordonné aux autorités sanitaires nationales et locales de prendre des mesures radicales pour prévenir la propagation de la maladie. Mais seulement 410.000 volailles ont été abattues depuis fin décembre, selon les chiffres officiels, beaucoup moins que l'an dernier à la même période. Les mesures sont manifestement insuffisantes et, selon plusieurs responsables vietnamiens, mal appliquées localement. "L'épidémie se répend largement et à grande vitesse, notamment dans les provinces du delta du Mékong, du Fleuve Rouge (nord) et dans les provinces côtières au centre et au sud-est du pays", a indiqué Cao Duc Phat, ministre de l'Agriculture, au quotidien Tuoi Tre.
La contamination s’étend à toutes les provinces
"Le nombre des personnes infectées est en hausse avec un taux de mortalité très élevé", a relevé pour sa part le Vice-Premier ministre, Nguyen Tan Dung. Le virus "est encore plus dangeureux que le SRAS" (Syndrome respiratoire aigu sévère), a-t-il ajouté. Selon le quotidien anglophone Vietnam News, une directive du gouvernement a demandé aux hôpitaux du pays de se préparer à faire face à une épidémie humaine. "Les plans doivent être soumis au Premier ministre avant le 27 janvier", indique le quotidien.
Jusqu'à vendredi, seul le sud du pays était concerné par les contaminations humaines depuis fin décembre. Mais vendredi, le Vietnam a annoncé que deux frères avaient été testés positifs. Un homme âgé de 45 ans et originaire de la province de Thai Binh est mort le 9 janvier dernier à Hanoï. Son frère, 42 ans, a lui aussi été testé positif et est hospitalisé dans un état stable. Un troisième membre de la famille, le jeune frère de 36 ans, est actuellement toujours considéré comme un cas suspect. Les trois hommes auraient apparemment consommé du sang de canard le 29 décembre, lors d'un repas familial dans leur province natale de Thai Binh, à une centaine de kilomètres au sud de Hanoï.
L’OMS craint une pandémie
"Les pratiques culinaires similaires, avec des plats contenant des morceaux ou des organes de volailles crus, doivent être évitées dans tous les pays concernés par des foyers" de la maladie, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué sur son site internet. L'OMS craint que le virus mute et devienne hautement contagieux, pouvant ainsi potentiellement déclencher une pandémie mondiale dévastatrice. Aucun signe ne semble cependant pour l’instant l'attester au Vietnam.
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