© Manreo"La décision est difficile", souligne Daniel Lévy-Bruhl de l'Institut de veille sanitaire (InVS) dans un éditorial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de mardi intitulé : "faut-il vacciner les nourrissons contre la varicelle ?". Le BEH s'interroge après l'annonce de l'arrivée prochaine en France d'un vaccin prémunissant les bébés contre quatre maladies, dont la varicelle. La calendrier vaccinal des enfants est déjà conséquent et les avis sur l'utilité des vaccins tranchés.
La France frappée par la varicelle
Seize régions de France sont particulièrement concernées. La Franche-Comté et le Languedoc-Roussillon sont les plus touchés mais l'Ile-de-France est loin d'être épargnée.
Publié le 29/04/2010
Devant la fréquence de la maladie —plus de 700.000 cas par an en moyenne— qui conduit à plus de 1000 hospitalisations pour complications par an et à une vingtaine de décès, les arguments en faveur de la vaccination ne manquent pas, selon Daniel Lévy-Bruhl. Ce dernier se réfère aux expériences des autres pays : aux Etats-Unis, la vaccination "a permis une réduction d'environ 80% des hospitalisations et des décès liés à la maladie". Economiquement, prémunir le nourrisson est également "une stratégie rentable" grâce à la réduction des dépenses liées aux arrêts de travail, explique-t-il.
Un niveau de couverture vaccinale nécessaire
Mais d'après des calculs anglo-canadiens, le bénéfice de la vaccination n'interviendrait véritablement qu'au cas où au moins 70 % de la population l'effectue. Comme la maladie est essentiellement bénigne chez l'enfant, il n'est pas certain que la demande pour ce vaccin atteigne ce taux en France. Autre risque théorique de la vaccination généralisée, l'augmentation des zonas. "En tout état de cause, que la vaccination soit ou non recommandée pour les nourrissons, il importera de veiller au niveau de couverture vaccinale atteint" ajoute l'éditorial du BEH.
Dernière remarque de l'expert, la vaccination des adolescents n'ayant pas développé la maladie pourrait également être reconsidérée comme alternative à la vaccination des nourrissons. Elle n'éviterait pas les varicelles de l'enfant, mais permettrait d'éviter l'essentiel des formes les plus sévères de la maladie. La fréquence des complications augmente en effet avec l'âge.
(Photo : archives)
Retour MYTF1
La France frappée par la varicelle
Chargement en cours...




