Un traité pour protéger les forêts africaines

le 05 février 2005 à 22h37 , mis à jour le 05 février 2005 à 22h55

Chefs d'Etat d'Afrique centrale et représentants de la communauté internationale ont renouvelé samedi à Brazzaville leur engagement en faveur de la protection de la forêt tropicale. Ils ont signé un traité dans ce sens, et adopté une série de résolutions pour permettre son financement.

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Près de six ans après leur première réunion à Yaoundé, les présidents des Etats de la région (Cameroun, Congo, République démocratique du Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), rejoints samedi par le Burundi, le Rwanda et Sao Tomé et Principe, et leur collègue français Jacques Chirac, présent à Brazzaville, ont formellement signé le "traité relatif à la conservation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers d'Afrique centrale". Ce texte installe d'abord la Commission des forêts d'Afrique centrale (Comifac), l'organisme régional mis en place en 1999 pour piloter l'initiative mais qui était jusque-là privé d'existence juridique. Il adopte également le plan dit de "convergence", une série de mesures destinées à protéger le "deuxième poumon vert" après l'Amazonie, menacé par la déforestation.

Ce traité va "renforcer le partenariat entre les pays de la région et l'ensemble des autres acteurs" de l'initiative, s'est réjoui dans son mot de clôture le président congolais Denis Sassou Nguesso. "Je crois que nous avons atteint les buts poursuivis", a-t-il ajouté. "C'est un événement important qui marque une vraie prise de conscience et une vraie mobilisation internationale", a pour sa part relevé le "facilitateur" Denys Gauer au nom de la France, qui va coordonner les efforts des différents partenaires du projet au cours des deux ans à venir.

Dans leur déclaration finale, les Etats de la région ont également adopté, pour la première fois depuis 1999, le principe de la mise en place d'un mécanisme de financement devant permettre la mise en oeuvre du projet. Ce mécanisme sera "basé sur le prélèvement d'un taux sur les recettes des produits forestiers et fauniques exportés afin de garantir le financement du plan de convergence et des institutions de coopérations sous-régionales en charge de sa mise en oeuvre", indique le communiqué final. Malgré de nombreuses promesses, les financements tardaient depuis plusieurs années à se matérialiser, ralentissant considérablement la mise en oeuvre du programme de conservation des forêts d'Afrique centrale. Le budget du plan de convergence pour les dix ans à venir (2004-2013) est évalué à quelque 830 milliards de francs CFA (1,3 milliard d'euros).

Photo d'ouverture : la réunion de Brazzaville - DR

le 05 février 2005 à 22:37
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