Deux nouveaux cas de Creutzfeldt-Jakob

Par AFP, le 05 avril 2005 à 08h40 , mis à jour le 05 avril 2005 à 11h27

L'Institut de veille sanitaire a annoncé lundi soir avoir détecté les dixième et onzième cas en France de la variante humaine de la maladie de la vache folle.

L'heure des soins (LCI) © LCI

Deux nouveaux cas, les dixième et onzième, du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvMCJ) ont été identifiés en France, a annoncé lundi soir l'Institut de veille sanitaire (InVS) sur son site internet. A ce jour, onze cas de la forme humaine de la maladie de la vache folle ont été identifiés en France : trois sont vivants et huit sont décédés entre 1996 et 2004.

Les nouveaux patients "ne sont actuellement pas connus comme donneurs de sang", a précisé l'InVS, ce qui diminue le risque de transmission. Les huitième et neuvième cas identifiés en octobre et novembre dernier avaient, quant à eux, donné leur sang entre 1984 et 2002.

Le nouveau variant de la MCJ, comme les formes classiques de la MCJ, sont des maladies neurodégénératives fatales, faute de traitement curatif existant. En France, la MCJ est surveillée par un réseau de spécialistes coordonné par l'InVS et l'Inserm (lire l'encadré ci-dessous). En 2004, 881 suspicions de MCJ ont été notifiées à ce réseau. Cette même année, précise l'InVS, 105 personnes sont décédées de cette maladie "toutes formes confondues", dont deux cas de nvMCJ.

Creutzfeldt-Jakob , une maladie sous surveillance

La maladie de Creutzfeldt-Jakob est sous surveillance en France depuis 1992, avec la constitution d'un premier réseau d'experts. Une surveillance renforcée et étendue aux autres encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles (ESST) humaines en 1996 puis 2000. D'où la création du Réseau national de surveillance des maladies de Creutzfeldt-Jakob et des maladies apparentées. Sous l'autorité de l'InVS et de l'Inserm, le réseau regroupe neurologues, neuropathologistes, virologues ainsi que différents laboratoires.
"Le suivi, explique l'InVS, consiste en une collecte d’informations cliniques, épidémiologiques, génétiques (...) et des résultats des examens anatomo-pathologiques réalisés après autopsie (actuellement environ 65% des patients suspects décédés sont autopsiés)." Un délai de 6 mois à 2 ans est nécessaire pour infirmer ou confirmer une suspicion et la classer. Face à une suspicion de v-MCJ, des tests de dépistage au niveau des amygdales permettent aussi de "disposer d’un diagnostic de cas probable du vivant du patient". Le réseau publie les résultats de ses travaux tous les mois sur Internet et tous les six mois dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire.
 

Par AFP le 05 avril 2005 à 08:40
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