"Le singe n'a pas pu transmettre le virus à l'homme"

Par Isabelle Boussaguet, le 20 avril 2005 à 17h32 , mis à jour le 20 avril 2005 à 19h03

Un virus mortel pour l'homme a été découvert chez un singe dans un laboratoire nantais. Interrogé par tf1.fr, François Lachapelle, responsable du bureau d'expérimentation animale de l'INSERM, se veut rassurant.

chercheur manipulation © INTERNE

3 questions à François Lachapelle, Responsable du bureau d'expérimentation animale de l'INSERM

tf1.fr : Quels sont les modes de transmission du virus de l'herpes B et ses effets sur l'homme?

François Lachapelle : Les modes de transmission de l'animal à l'homme sont la morsure, la griffure ou la projection de liquide biologique sur une muqueuse de l'homme. L'homme infecté par le virus ressentira beaucoup de fatigue, aura de la fièvre, sera très irritable… Il y a aussi des signes neurologiques qui permettent de déceler l'infection: mouvements anormaux ou paralysie. On meurt du virus lorsque celui-ci atteint les fonctions vitales et provoque une paralysie respiratoire. Aujourd'hui, des traitements par anti-viraux classiques (non spécifiques à cet herpes), comme une tri-thérapie, permettent de maîtriser le virus et de le faire disparaître de l'organisme humain.

tf1.fr : Pourquoi le virus n'a-t-il pas été pas détecté avant chez le macaque de Nantes?

François Lachapelle : Il y a deux possibilités: soit le virus dormait dans les cellules du singe et ne s'était pas déclaré. On peut supposer alors que le stress de l'animal a "réveillé" le virus qui s'est alors multiplié et a envahi son organisme. Soit le singe s'est fait contaminer par un herpès humain.

tf1.fr : Vous pensez donc que le laboratoire de Nantes n'est pas en cause dans l'introduction du singe infecté en France? 

François Lachapelle : Le laboratoire de Nantes, avec lequel je travaille, est tout à fait sécurisé. Toutes les précautions nécessaires lors des manipulations d'animaux sont prises. Les chercheurs utilisent des tenues de sécurité ultra-performantes. Je confirme donc qu'il n'y a aucun risque de transmission du virus à l'homme dans ce cas précis, et que l'animal n'a pas pu transmettre son virus à un autre de ses congénères.

Image d'archive

Par Isabelle Boussaguet le 20 avril 2005 à 17:32
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