© LCIComment un singe atteint par le virus de l'herpès B a-t-il pu franchir nos frontières? Malgré les certificats de sérologie négative donnés par le vendeur chinois au laboratoire de thérapie génétique de l'INSERM, la mise en quarantaine obligatoire et un troisième dépistage négatif, le macaque infecté n'a pu être dépisté positivement avant son arrivée à l'école vétérinaire de Nantes qui l'hébergeait. Ce n'est qu'au bout d'un quatrième examen de sécurité, il y a quinze jours, que le virus a été enfin détecté. Sans attendre, le singe a été abattu car s'il est bénin pour l'animal, le virus de l'herpès B est mortel chez l'homme, provoquant une encéphalomyélite entraînant la mort sans traitement possible.
Le virus B du singe ou "herpesvirus simiae" se transmet à l'homme par le sang ou par la salive. Selon Le Parisien, le personnel et les étudiants de l'école vétérinaire, susceptibles d'avoir été en contact avec le singe malade, ont été prévenu par mail des risques encourus. Toujours selon Le Parisien, il semblerait qu'une certaine confusion règne dans le laboratoire nantais. Les étudiants se plaignent du manque d'informations et de la mauvaise organisation de la direction pour gérer cette crise. De surcroît, des prélèvements de sérum effectués sur le singe auraient été égarés, ce qui ne fait qu'alimenter la panique à Nantes
Dans un communiqué, la préfecture de Nantes a assuré qu'il n'existait "pas de risque sanitaire". Elle précise que "le centre d'expérimentation de Boisbonne, classé P3, applique un niveau de protection extrême. L'ensemble des mesures de précaution ont été prises". Elle écarte donc tout risque de transmission à l'homme mais une analyse exhaustive est en cours au laboratoire par mesure de précaution. Interrogé par tf1.fr, François Lachapelle, Responsable du bureau d'expérimentation animale de l'INSERM confirme qu'il n'y a pu y avoir transmission du virus du singe à l'homme.
Selon un spécialiste des primates interrogé par Le Parisien, on comptabilise trente personnes dans le monde contaminées par un singe, dont 25 sont mortes. Malgré l'interdiction de l'introduction du singe par un décret de juillet 2002, il est encore possible de faire venir des macaques de l'étranger pour les zoos et les laboratoires de recherche. Le virus B du singe est réputé pour être très difficile à détecter, or l' exemple du singe de Nantes le confirme et prouve que le virus de l'herpès B parvient à passer au travers des tests de dépistage.
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