© LCILes quatre premiers résultats de prélèvements effectués sur des installations du nord-est de l'agglomération lyonnaise, à la suite de l'épidémie de légionellose, ont été rendus publics mardi après-midi. La présence de colonies de légionelles a été relévée sur trois sites. "Nous n'avons pas d'élément quantitatif permettant de connaître l'importance de ces colonies (de légionelles) dans les prélèvements. Il faut encore attendre cinq jours", a toutefois prévenu le préfet du Rhône Jean-Pierre Lacroix, précisant que les sites concernés se trouvaient à Villeurbanne et Vaulx-en-Velin. Un résultat d'analyse sur un quatrième site s'est révélé négatif, a-t-il ajouté. Les contrôles ont été effectués sur 18 sites comportant 37 tours aéroréfrigérantes dans un périmètre de 13 communes du nord de Lyon et trois arrondissements de Lyon.
La quantité de légionelles dans l'eau est considérée comme normale si elle n'excède pas 1.000 unités formant colonie/litre (UFC/l). Au-delà, les autorités imposent une décontamination, et au-dessus de 100.000 UFC/l, l'arrêt de l'installation devient obligatoire. "Aujourd'hui, mardi 17 mai, aucun cas nouveau (de légionellose) n'a été enregistré", a précisé le préfet, qui s'est toutefois défendu d'en tirer la moindre conclusion quant au stade de l'épidémie. Plus tôt dans la journée, le ministre de l'Ecologie avait qualifié mardi de "situation préoccupante" l'épidémie en région lyonnaise. "Il est trop tôt pour savoir si l'épidémie est derrière nous, ou si le pire est à venir", avait déclaré Serge Lepeltier, en déplacement à Lyon.
Sur 32 malades signalés depuis début mai dans les départements du Rhône et de l'Ain, 11 sont toujours hospitalisés, dont deux en réanimation, 14 sont sortis de l'hôpital et sept autres ont été soignés à domicile, a précisé la préfecture. Deux autres cas ont été détectés sur des patients habitant pour l'un dans les Côtes d'Armor et pour l'autre en Isère, et ayant séjourné récemment dans le nord-est de Lyon.
Dispositif
Le ministre a également annoncé qu'une souche de légionelle avait été identifiée sur un malade, la "legionella pneumophila sérogroupe type 1". Il s'agit d'"une souche habituelle que l'on retrouve dans 80% des cas de légionellose", a-t-il précisé. Cette souche doit encore être comparée aux résultats des prélèvements opérés dans l'environnement pour déterminer l'origine de la contamination.
La préfecture a pris lundi deux nouvelles mesures pour réduire les risques de contamination, dans les communes de Caluire et de Rillieux-la-Pape (Rhône) : arrêt du fonctionnement des jets d'eau et cascades fonctionnant en circuit fermé, et désinfection du réseau d'irrigation de cinq exploitations de maraîchage et d'horticulture. La préfecture avait déjà décidé dimanche de fermer les stations de lavage de voiture dans ces deux communes et d'arrêter cinq nouvelles tours aéroréfrigérantes, portant à 17 le nombre d'installations dont le préfet a ordonné la désinfection ou a suspendu leur remise en marche.
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