© INTERNELa tuberculose, avec 6.098 cas déclarés en 2003, touche en moyenne dix personnes sur cent mille en France, a indiqué mardi l'Institut de veille sanitaire (InVS). Un taux relativement stable qui masque une "situation particulièrement défavorable pour les populations les plus à risque". Maladie à déclaration obligatoire depuis 1964, la tuberculose a régressé régulièrement au sein de la population française, malgré une recrudescence entre 1991 et 1995 due à l'émergence du virus du sida, avant de se stabiliser à une dizaine de nouveaux cas par an pour 100.000 habitants (11,5 en 1997 ; 10,2 en 2003), précise l'Institut. Par ailleurs, 225 cas d'infection tuberculeuse chez l'enfant de moins de 15 ans ont été notifiés en 2003.
Pic francilien
Chez les personnes de nationalité française ou nées en France, l'incidence (nombre de nouveaux cas par an pour 100.000 habitants) continue de décroître de 6% par an depuis 1997, souligne Jean-Claude Desenclos, responsable du département maladies infectieuses à l'InVS, dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié mardi. Mais chez les migrants, l'incidence est "13 fois supérieure au reste de la population et augmente de 8% chaque année depuis 1997", relève-t-il. Les sans domicile fixe, les personnes incarcérées et plus généralement celles qui sont en situation de grande précarité sont également particulièrement vulnérables.
L'Ile-de-France, avec près de 25 nouveaux cas de tuberculose pour 100.000 habitants, reste la région la plus touchée en 2003. Paris est le département le plus concerné, avec environ un millier de nouveaux cas en 2003, soit 45 à 50 pour 100.000 habitants. La Seine-St-Denis, où l'incidence de la tuberculose a fortement reculé depuis dix ans, reste néanmoins le deuxième département frappé, avec 450 nouveaux cas en 2003 (32 pour 100.000 habitants). Hors région parisienne, l'incidence de la maladie est de 7 nouveaux cas par an pour 100.000 habitants dans le reste de l'Hexagone.
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