© INTERNEAlors que George W. Bush a déclaré mardi que les changements climatiques sont un "grave problème" auquel "il faut s'attaquer" (lire l’encadré ci-dessous), le New York Times révèle mercredi que des documents officiels sur la question ont subi des modifications délibérées à la Maison Blanche afin de les discréditer.
Lorsque les documents évoquaient les "incertitudes" des scientifiques sur la question du changement climatique, Philip Cooney, l'un des responsables du conseil de la Maison Blanche sur la qualité environnementale, ajoutait par exemple "significatives et fondamentales", rapporte le quotidien. Ce type d’ajouts, qui se sont ainsi souvent retrouvés dans les documents finaux, a contribué à jeter un doute sur des faits en réalité peu contestés par les scientifiques. Philip Cooney est un juriste sans formation scientifique, et était, avant d'entrer à la Maison Blanche en 2001, un lobbyiste pour l'Institut américain du pétrole, où il se battait contre les restrictions aux émissions de gaz à effet de serre, selon le New York Times.
Rick Piltz, un ex-responsable de la coordination gouvernementale sur le changement climatique, s'est plaint la semaine dernière des intrusions de la Maison Blanche dans les rapports scientifiques, en soulignant qu'elle sapait les efforts pour établir les causes du changement climatique. "Chaque gouvernement a une position politique sur le changement climatique", indique un mémorandum de Rick Piltz adressé aux responsables des organismes américains travaillant sur le changement climatique. Et de souligner : "Mais je n'avais jamais vu une situation comme celle qui s'est développée pendant ces quatre dernières années, où la politisation par la Maison Blanche a influencé directement les programmes scientifiques, d'une manière qui a affaibli la crédibilité et l'intégrité de ces programmes".
Le nucléaire au service du climat |
Les pays européens et la Russie ont ratifié le protocole de Kyoto qui vise à limiter les émanations de gaz à effet de serre mais George W. Bush avait refusé de le faire dans les mois qui avaient suivi son arrivée à la présidence des Etats-Unis en janvier 2001. Motif : le texte ne s'applique qu'aux pays industrialisés et ne concerne par les pays en développement comme la Chine ou l'Inde. "On ne peut laisser les pays en développement en dehors si l'on souhaite avoir un monde plus propre", a affirmé mardi le président américain. "Je pense fermement que le monde doit partager la technologie sur l'énergie nucléaire car je ne vois pas comment on peut renoncer progressivement aux énergies fossiles sans utiliser une énergie nucléaire propre", a-t-il ajouté.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




