Deux loups de plus... en moins

Par D'après AFP, le 18 juin 2005 à 12h18 , mis à jour le 19 juin 2005 à 14h36

La ministre de l'écologie annonce dans le Parisien que le nombre maximal de loups abattus passe de 4 à 6. Elle autorise aussi les éleveurs à user du "tir de défense". La France ne compte plus que 70 à 90 animaux.

loup

La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, indique dans une interview au Parisien de samedi qu'elle a décidé de porter de quatre à six le nombre maximal de loups qui pourront être "prélevés". Elle souligne au passage que cela représente "moins de 10% de la population estimée de 70 à 90 individus sur le territoire".

La ministre indique que les éleveurs vont pouvoir user d'un "tir de défense" qui "ne sera possible que sur autorisation individuelle délivrée par le préfet et sous réserve que l'éleveur possède le permis de chasser et ait préalablement protégé son troupeau". "Nous voudrions, et nous allons essayer de tenir ce principe, que ce tir ne se fasse qu'après trois attaques successives en trois semaines", spécifie-t-elle. "Néanmoins, nous donnerons aux préfets une plus grande latitude que par le passé, afin qu'ils gèrent au mieux le problème".

La ministre de l'Ecologie et du Développement durable précise qu'"un tir de défense", cela peut être "un tir d'effarouchement, par balles ou munitions en caoutchouc, ou cela peut être le tir à balles réelles, mortel à l'occasion." "Si l'éleveur n'est pas lui-même chasseur, il pourra recourir à un garde assermenté ou à un lieutenant de louveterie", explique-t-elle, assurant que "cela ne met pas en danger la préservation de l'espèce. J'insiste, ces mesures n'ont rien à voir avec une régulation de la population du loup, c'est une position raisonnée qui tient compte des positions de tous".

A propos des indemnisations des éleveurs victimes d'attaques, la ministre annonce qu'"elles vont augmenter en moyenne de 80%." De plus "faisant le pari de la confiance", elle explique que les remboursement se feront "sur simple déclaration auprès de la préfecture, ce qui permettra à l'éleveur de toucher son indemnisation dans les six semaines". La ministre annonce qu'elle se rendra sur place en juillet "afin de faire le bilan et de rencontrer toutes les parties prenantes".

La controverse sur le loup a fait rage l'an dernier avec l'autorisation donnée par le gouvernement d'abattre quatre loups en 2004 et l'adoption d'un Plan d'action prévoyant des quotas de tirs annuels jusqu'en 2008 (cliquez ici pour découvrir notre dossier consacré au loup). Mme Olin fait valoir que "2200 brebis (ont été) victimes des attaques du loup en 2003" et 2550 en 2004. Interrogée sur le dossier de l'ours des Pyrénées, elle annonce qu'elle n'exclut pas de réintroduire plusieurs individus dans le massif. "Je serai dans la continuité de mon prédécesseur et de ce qu'a dit le président de la République", a-t-elle souligné.

Les éleveurs mitigés, les défenseurs du loup outragés


Les éleveurs de bétail, qui réclament l'éradication du loup dans les zones d'élevage, ont eu des réactions mitigées à l'annonce de nouvelles mesures, les qualifiants de "démagogique" ou de "pas (fait) dans la bonne direction". "Porter de 4 à 6 le nombre maximal de loups qui pourront être 'prélevés', me semble dérisoire par rapport à la vitesse de leur extension dans l'arc alpin. Quant à l'autodéfense, elle a ses limites, on ne peut pas être éleveur de moutons dans la journée, faire ses foins, s'occuper de ses animaux et faire le guet toute la nuit", a déclaré  Denis Grosjean, responsable de l'Association européenne contre les prédateurs, président des éleveurs de moutons de l'Ain.

A l'opposé, Lauriane d'Este, vice-présidente de la SPA nationale et responsable de la faune sauvage, s'est déclarée "opposée aux tirs de défense contre les loups par autorisation individuelle aux éleveurs, dans l'état actuel des populations". Elle a expliqué que la SPA était "pour des méthodes d'effarouchement uniquement" et a évalué à "45 au maximum" la population actuelle de loups.

Par D'après AFP le 18 juin 2005 à 12:18
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13 Commentaires

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  • Loïc, le 19/06/2005 à 22h46

    "Des moutons on en a rien à branler" : Comment peut-on écrire une stupidité pareille, à moins de ne pas sortir un peu de sa ville et de ne rien comprendre à la nature !!!!!! Alors OK si j'entends bien certains citadins, qui n'ont rien compris et que pourtant on voit envahir la montagne surtout l'hiver , on n'arrête le métier d'éléveurs en montagne . Et comment on entretient les paturâges pour que vous puissiez vous adonner à vos loisirs ? Vous allez prendre une faucille l'été pour entretenir les massifs ? C'est pitoyable de voir des gens avec aussi peu de bon sens qui ne connaissent rien au milieu et qui se permettent d'avoir de tels jugement

  • Orchidea, le 19/06/2005 à 18h17

    ça me donne la nausée de lire des trucs pareils ! Honte à ceux qui prenne des choix pareils. Au lieu de trouver des solutions INTELLIGENTES, on extermine ceux qui derange ! Allez y ! Tuez les tous ! Pour le plus grand plaisir de certains ! Prenez exemple sur nos voisins qui arrivent a vivre avec ces animaux sans que ça finisse au carnage. Je n'ai qu'un mot pour tout ça : ASSASSINAT ! L'être humain ne vaut rien !

  • Ronfladonf, le 19/06/2005 à 12h13

    Ministre de l'écologie n'est jamais qu'un ministre à peine comme les autres à en croire ceci... "Seulement 10% de la population". Si je propose de tuer 660 Millions d'humains pour sauver la Nature qui commence depuis un certain temps à protester contre nos agissements pour "vivre", on va me traiter de cinglé et m'inculper de crime conte l'humanité! mais ce n'est jamais que 10% de la population humaine et une transposition de la situation avec les éleveurs... Réfléchissez-y

  • Yann, le 19/06/2005 à 01h48

    En même le loup est tellement le grand predateur ... qu'ils n'arrivent même pas a en tuer un ... c'est pour dire !! alors deux de plus !!! j'en parle même pas

  • William, le 18/06/2005 à 23h32

    Donc, si je comprends bien, le problème c'est que le bétail des éleveurs est quelque fois tué et mangé par des loups, animaux sauvages carnivores ? Hé bien la solution est toute simple, arrêtons tout simplement d'élever du bétail à grand coups de subventions Européennes (plus de 15.000 euros de subventions par an pour un troupeau d'une centaine de moutons), puisque de toutes façons ce n'est ni « rentable », ni « naturel ». Les loups ont leur place dans la nature, par contre j'ai quelques doutes quant au fait que les troupeaux de moutons soient à la leur. Sans les subventions Européenne, il n'y aurait plus d'éleveurs de moutons Français (la laine Australienne étant incomparablement moins cher et de meilleure qualité), et donc plus de problème !

  • A, le 18/06/2005 à 23h09

    45 loups seulement, et c'est encore trop aux yeux des humains ? ils ne seront contents que quand ils auront tout tué à part leur bétail. J'ai vraiment honte de faire partie de cette espèce nuisible et haïssable.

  • Saint-marc, le 18/06/2005 à 20h32

    Chaque semaine amène son non évènement ou une constatation de la bêtise humaine. Hier Aubenas. Aujourd'hui les loups.Foutez leur la paix. Des moutons on en a rien à branler. Du mouton, les super marchés en regorge, comme du porc. On ne sait plus quoi en faire. Mais la France est un pays de moutons. Le sujet lui permet de s'apitoyer sur son sort.Le veau auquel faisait allusion De Gaulle est à peine plus glorieux.

  • Noor, le 18/06/2005 à 19h01

    Il reste peu de loup et de tout temps ils ont existés et les gens vivaient avec, vraiment c'est du m'importe quoi, vous etes sur d'etre minsitre de l'écologie, Nelly Olin ou de la destruction,j'aurais honte à votre place pfffff.....

  • Julien, le 18/06/2005 à 16h06

    Encore un bel exemple d'ecologie madame la ministre... Il faudrait commencer par trouvé d'autres moyens que de tuer une espece déjà en voie de disparition !

  • Philippe, le 18/06/2005 à 14h57

    Le loup est implanté en Italie depuis longtemps et il n'y pas de problème. Vous savez pourquoi ? Parce que là-bas les bergers gardent leur troupeau..

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