© INTERNEL'épidémie de légionellose qui a touché 34 personnes début mai dans le nord-est de l'agglomération lyonnaise "est terminée", a annoncé mercredi le préfet du Rhône, Jean-Pierre Lacroix. L'épidémie, qui n'a pas fait de mort, a été "limitée dans ses effets", a-t-il souligné.
Aucune nouvelle déclaration de cas de légionellose lié à cette épidémie n'a été enregistrée depuis le 16 mai et le dernier malade encore hospitalisé est rentré chez lui mardi, a précisé le préfet. La souche épidémique a été identifiée chez trois malades. Il s'agit de la legionella pneumophila sérogroupe type 1, dite souche lorraine, puisqu'elle a été identifiée en 1995 dans une station de lavage de véhicules de cette région. Mais "la source correspondante n'a pas été identifiée avec précision dans l'environnement", a ajouté Jean-Pierre Lacroix.
Le professeur Jérôme Etienne, directeur du Centre national de référence de la légionellose, a précisé que la source n'était identifiée que dans 50% des cas d'épidémie de légionellose. L'absence d'identification peut être due au caractère éphémère de la source ou à l'efficacité de la décontamination, a-t-il estimé.
Résultats attendus
Vingt-huit sites comportant des tours aéroréfrigérantes ont fait l'objet de contrôles. Des colonies de légionelles ont été détectées dans cinq sites, mais elles ne correspondaient pas à la souche humaine identifiée. Des résultats d'analyse sont encore attendus pour un site, selon la Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement (Drire).
Parmi les 34 personnes atteintes par l'épidémie de légionellose, 24 hommes et 10 femmes âgés de 39 à 86 ans, 26 résident dans le Rhône, 6 dans l'Ain, deux autres habitent les Côtes-d'Armor et l'Isère mais ont séjourné dans la région touchée par l'épidémie. En 2004, 1.202 cas de légionellose ont été déclarés aux autorités sanitaires en France.
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