© TF1Après l'Union nationale des sociétés étudiantes mutualistes régionales (Usem), c’est au tour de la Mutuelle des étudiants (LMDE) de livrer mardi les résultats de son enquête sur la santé des étudiants. Effectuée avec l'appui de l'Ifop pour le traitement des réponses, elle concerne 9.700 étudiants auxquels 188 questions avaient été posées sur leur santé, leur quotidien, leurs habitudes de vie, leurs relations aux autres, leur opinion sur la société. Cette première enquête doit être renouvelée tous les trois ans pour comparaisons et analyse des évolutions.
Angoisses et rejets
Les résultats confirment ceux relevés par l’Usem (cliquez ici pour lire : La santé des étudiants décryptée). A savoir que les étudiants sont en bonne santé (à plus de 80%) mais inquiets et stressés. Ils se disent même fatigués (62%), tendus et agressifs (54%), insomniaques (50%), angoissés (18%). Ils sont même 15% à avoir eu des idées suicidaires et 5% à avoir fait des tentatives. Première source d’inquiétude : les études, suivies par les relations affectives, les relations familiales et les problèmes d'argent. Les trois-quarts vivent ainsi avec moins de 600 euros mensuels, ce qui les oblige à rogner sur leurs loisirs (60% disent aller rarement au cinéma et 30% jamais en discothèque) mais aussi sur leurs soins (pour 23% des étudiants).
Pour compléter ce sombre tableau, les étudiants trouvent la société défavorable à la jeunesse (66%) et répressive (58%). Moins de trois étudiants sur dix la trouvent égalitaire, dans la vie de tous les jours et au travail. Près de la moitié d’entre eux ont peu ou aucune confiance dans l’avenir. Peu portés à se révolter, ils préfèrent se couler dans le moule (plus de la moitié craignent l'exclusion) et ils comptent sur eux même ou leurs amis pour s'en sortir.
Certains étudiants ont par ailleurs déclaré avoir déjà été victimes d’exclusion ou de problèmes pour leur apparence physique (39%), leur religion (7%) ou leur orientation sexuelle (5%). 13% disent avoir subi des remarques racistes et 23% des filles disent avoir subi des remarques sexistes. 24% disent avoir été injuriés et 8% agressés. 15% des filles et 8% des garçons parlent d'agressions sexuelles et 4% des filles de rapports sexuels forcés.
Cannabis à la hausse
L’enquête de la LMDE s’est aussi intéressée aux "consommations" des étudiants. Plus de six étudiants sur dix ne fument pas mais 22% sont fumeurs réguliers. 15% des garçons et 19% des filles ne touchent pas à l'alcool. Pour les autres, boire, c’est surtout festif (75%) et convivial (58%). C’est aussi une dépendance (18%) et une façon de gérer la déprime (11%). Plus de quatre étudiants sur dix ont expérimenté le cannabis, un chiffre en augmentation depuis deux ans. Pour eux, c'est festif (52%) convivial, (40%), anti-stress (33%), facteur d'oubli (27%), cela permet de dormir (14%). Il y a deux ans, ils étaient majoritaires à dire que le cannabis était plus dangereux que le tabac, la proportion s'est inversée. Pour les autres drogues, 90% disent ne pas y toucher. S'ils en prennent, ce sont d'abord les poppers (7% ont essayé), l'ecstasy (4%) ou la cocaïne (4%).
Et l’amour dans tout ça ? Leur premier rapport sexuel intervient en moyenne à 17 ans. 90% déclarent être bien informés sur la contraception et la protection mais 25% disent ne pas utiliser de préservatif car ils "font confiance" dans leur partenaire. Seuls 3% des étudiants indiquent avoir plusieurs petit(e)s ami(e)s ou petites amies. 2% des femmes disent avoir des attirances homosexuelles et 5% des hommes.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




