
Onze communes de l'Hérault, situées sur le plateau du Larzac, sont alimentées en eau par camion citerne. La sécheresse est à l’origine de l’épuisement progressif des sources. "Un point d’approvisionnement, qui fournissait le tiers de la ressource en eau du secteur, s’est tari tandis que le niveau d’autres sources a baissé", explique à tf1.fr Maurice Requi, président du Sivom, le syndicat intercommunal chargé de la gestion de l'eau.
Onze mille personnes sont concernées par cette pénurie, notamment dans le canton du Caylar. Mais la population double pendant l’été, avec l’arrivée des touristes. Le bassin de la zone alimente également une aire très fréquentée de l’autoroute A75. Avec l'appui financier du Conseil général, un camion citerne de 25.000 litres effectue donc cinq rotations par jour pour alimenter le bassin de la région. Il contribue ainsi à 10% de la consommation totale d’eau.
Des restrictions de consommation d’eau ont par ailleurs été mises en place. Les jardiniers ne sont ainsi plus autorisés par exemple à utiliser l'eau potable, alors que l'irrigation est autorisée dans le reste du département durant la nuit. "Depuis trois jours, on ne peut plus boire d’eau du robinet. C’est dans un moment comme ça que l’on se rend compte de la chance d’avoir l’eau courante", témoigne une habitante de la commune du Caylar. L’eau du robinet est potable mais provient d’un autre village, précise Maurice Requi. Les critères de qualité sont inférieurs à ceux de la région approvisionnée, où les exigences sont élevées du fait de la présence d’élevages pour la production du Roquefort. "Par principe de précaution, nous recommandons à la population de la faire bouillir avant de la consommer mais ils peuvent s’en servir pour leur toilette ou laver la salade", ajoute-t-il. Le dispositif devrait être maintenu jusqu’au début septembre.
Une telle situation est inédite dans la région, qui connaît pourtant régulièrement des sécheresses. "L’hiver a été très sec, il a peu ou pas neigé sur le plateau et les réserves en eau n’ont pas été remplies", souligne Cécile Avezard, sous-préfète de Lodève. "Les ressources de substitution étaient envisagées depuis longtemps", poursuit-elle, du fait de la présence d’élevages ovins mais aussi bovins, lesquels sont "assez consommateurs d’eau".
photo : TF1
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