© TF1 GoodiesLa première semaine de vie hors du ventre maternel est cruciale pour un bébé, dont les fonctions vitales doivent s’ajuster à la vie extra-utérine. Cette période d’adaptation rend le nouveau-né, même à terme, particulièrement vulnérable durant ces premiers jours.
Des expériences, à l’étranger notamment, ont montré qu’en l’absence d’un suivi médical organisé, le nouveau-né est exposé à des risques de morbidité accrus, surtout dans les familles à risque médical ou socialement défavorisées. Aux Etats-Unis par exemple, une forme d’encéphalopathie (troubles cérébraux) est réapparue pour cause de sortie précoce de maternité.
En France, les PMI et les médecins font part d’un relatif malaise, car le système de suivi néonatal ne semble pas sécurisé. Malgré de nombreuses initiatives locales, comme les réseaux ville-hôpital ou des réseaux périnatals, des informations font état ici ou là en France de problèmes qui auraient dû être diagnostiqués pendant la première semaine de vie.
Des dérives se produisent chaque année, entraînant parfois des réhospitalisations tardives. Certaines mettent en péril la santé voire même la vie des nouveau-nés. Des cas qui n’auraient pas existés si le séjour en maternité avait été plus long ou si un suivi à domicile avait été mis en place.
Le phénomène n’a pas la même ampleur d’une région à une autre et d’une maternité à une autre. Ses raisons : manque de lits, fréquentation en hausse, désir des femmes de rentrer plus vite chez elles…
Sur ce constat, l’Académie demande un état des lieux et des pratiques et la définition de lignes de conduite pour les maternités et les structures qui assurent le suivi des enfants.
Elle recommande par ailleurs une surveillance régulière par des professionnels pouvant intervenir à toute heure pendant cinq jours au moins. Egalement préconisée, la garantie d’un système de relais par des sages-femmes en cas de retour précoce à domicile (pas avant 3 jours).
Cette organisation de suivi-relais a d’ailleurs été mise en place depuis 1993 dans un service lyonnais. Trois sages-femmes rattachées au service de l’hôpital se déplacent chez les jeunes accouchées. Elles connaissent la mère, son dossier, sont joignables 24h sur 24 sur leur portable et assurent le relais avec l’hôpital. Une formule qui répond de manière satisfaisante à ce que recommande l’Académie, mais soulève un autre problème, celui de la pénurie de sages-femmes en France.
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