© DRBoisson, yaourt, chewing-gum… L'aspartame, utilisé pour donner une saveur sucrée à plus de 6.000 produits allégés dans le monde, s'avère cancérigène chez le rat. C'est ce que montrent les résultats d'une étude scientifique italienne publiée jeudi.
Prématurés : le cri d'alarme sur les sodas light
INTERVIEW - Risques accrus d'autisme, de troubles respiratoires : les naissances avant terme peuvent tourner au drame. Or certains facteurs de risque sont connus. Comme l'aspartame. A l'occasion de la journée mondiale de la prématurité, une association demande que les futures mères soient informées.
Publié le 17/11/2011
L'aspartame est-il dangereux ? Bertrand veut des réponses
Le ministre de la Santé dit avoir demandé une "réponse précise" sur les possibles effets nocifs de l'aspartame à l'Anses, l'agence qui s'occupe des questions d'alimentation, de santé et d'environnement.
Publié le 05/09/2011
L'aspartame a été découvert en 1965 et commercialisé aux Etats-Unis depuis 1974 et en France depuis 1988. Il remplace le sucre dans de nombreux produits de consommation dits "light" et dans certains produits pharmaceutiques, notamment des sirops et antibiotiques pour enfants. Il avait déjà été soupçonné de provoquer des cancers du cerveau.
Revoir la réglementation
La nouvelle étude "confirme l'absence de liens entre aspartame et tumeurs du cerveau", a souligné vendredi l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) qui avait jugé en 2002 ce risque non prouvé. Mais les résultats rendus publics jeudi soulèvent "de nouvelles questions sur les liens potentiels entre l'exposition à l'aspartame et la survenue de cancer", reconnaît l'Afssa.
L'aspartame entraîne une "augmentation statistiquement significative des lymphomes et des leucémies chez les rats femelles, lorsqu'il est administré à des doses très proches de celles auxquelles les êtres humains peuvent être exposés", selon l'équipe italienne conduite par le Dr Morando Soffritti, dont les résultats doivent paraître dans la revue médicale European Journal of Oncology.
Les chercheurs appellent à "revoir rapidement" la règlementation concernant les doses admissibles de cet édulcorant "dans la nourriture et les boissons, en particulier pour protéger les enfants". "Ces résultats préliminaires doivent encore être confirmés", estime pour sa part l'Afssa.
Réévaluation des risques chez l'homme
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a jugé jeudi "inapproprié de suggérer des changements dans les régimes alimentaires des consommateurs concernant l'aspartame sur la base des informations actuellement disponibles".
Une réévaluation des risques devrait commencer "dès que l'ensemble des données aura été fourni", précise l'Efsa dans un communiqué, relevant qu'elle prendra "vraisemblablement plusieurs mois" car les experts "prendront en compte les autres études et données disponibles à ce jour".
La dose journalière acceptable (DJA) d'aspartame est actuellement fixée à 40 mg par jour et par kilogramme de poids corporel pour l'homme au sein de l'Union européenne et à 50 mg/kg aux Etats-Unis. La dose moyenne journalière d'aspartame effectivement consommée par la population se situerait entre 2 et 3 mg/kg, "mais davantage pour les enfants et les femmes enceintes", rappelle l'équipe italienne. Lors de ses travaux portant sur 1.800 rats, les rongeurs ont reçu de l'aspartame, de l'âge de 8 semaines à la fin de leur vie, à des doses qui correspondraient pour l'homme à des prises allant de 0 à 5.000 mg/kg. L'augmentation de la fréquence des lymphomes et leucémies chez les rates est liée à la dose reçue, soulignent les chercheurs.
Retour MYTF1
Prématurés : le cri d'alarme sur les sodas light
Chargement en cours...




