La Drire rappelle les dangers du nucléaire médical

Par D'après AFP, le 21 juillet 2005 à 11h25 , mis à jour le 21 juillet 2005 à 11h28

A l'issue de multiples inspections en 2004 en Rhône-Alpes, l'institut a constaté une méconnaissance des réglementations par le personnel soignant et une certaine ignorance des risques encourus par les patients.

scanner médecin hôpital malade radiographie nucléaire civil

"Un agent EDF (dans une centrale nucléaire) prend moins de risque qu'un radiologue, en fonctionnement normal" des installations. Stéphane Calpena, responsable adjoint de la Division de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DSNR), n'est pas dans la demi-mesure. Le grand public considère généralement qu'"en médecine, le nucléaire sert à soigner, donc c'est bien", résume-t-il. Mais ce n'est pas aussi clair.

Au cours de 2004, 44 inspections d'installations de radiothérapie et de radiologie ont été effectuées par la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement de Rhône-Alpes. Constats : une "connaissance imparfaite des réglementations par les opérateurs" et une certaine ignorance des risques encourus, notamment par les patients, lors de leur exposition à des rayonnements.

Incidents tenus sous silence

La Drire a également souligné le manque de personnel et de moyens des services hospitaliers de radiothérapie, qui génèrent parfois des incidents. La France manque notamment de radiophysiciens, ce qui contraint les personnels à des horaires et à des cadences très intenses, qui ne favorisent pas le respect des normes de sécurité.

En 2003, un patient du CHU de Grenoble avait reçu une dose supérieure d'environ 20% à celle initialement prévue pour son traitement. Des contrôles avaient alors été effectués. Mais, en règle générale ces incidents ne sont pas déclarés aux autorités compétentes. En outre, le secret médical pourrait être opposé à une obligation de déclaration.

La DSNR recommande donc d'éviter le recours trop systématique à des examens radiologiques et à des scanners, qui sont des sources d'exposition excessive des patients et des opérateurs. Une radio des poumons représente la dose annuelle d'exposition à la radioactivité pour une personne normale, et un scanner représente plusieurs fois cette dose, tout cela restant évidemment en deçà des normes autorisées sur une année.

Par D'après AFP le 21 juillet 2005 à 11:25
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Rdes, le 21/07/2005 à 11h32

    Selon le bon adage populaire les toubibs moins on les frequentent et mieux on se porte.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience