© INTERNEC’est un nouvel espoir pour les cancéreux. La bombe intelligente thérapeutique - un engin minuscule, baptisé "nano-cellules", de l'ordre du milliardième de mètre – mise au point par le Massachusetts Institute of Technology, a été testé avec succès sur des souris atteintes de mélanome (redoutable cancer de la peau) et, avec de moindres performances sur une forme de tumeur du poumon, selon ces travaux publiés jeudi dans la revue scientifique britannique Nature.
Ces nano-cellules, plus petites qu'un globule rouge, sont formées d'une enveloppe graisseuse dans laquelle le médicament anti-angiogénèse (combrétastatine) a été dissous. Cette enveloppe recouvre un ballon solide (un polymère biodégradable) contenant la chimiothérapie (une molécule classique : la doxorubicine) sous forme de nano-particules. Une fois parvenues à l'intérieur de la tumeur, leur enveloppe extérieure se désintègre, libérant rapidement le traitement qui stoppe l'angiogénèse. Les vaisseaux nourrissant la tumeur s'effondrent, piégeant du coup les nano-particules au sein de la tumeur. Ces particules relâchent alors lentement la chimiothérapie qui tue les cellules cancéreuses. Les chercheurs ont utilisé le fait que les vaisseaux de la tumeur ont la particularité de laisser passer des particules plus larges dans les tissus que les vaisseaux normaux pour sélectionner leur taille et ne pas nuire aux tissus sains. La difficulté consistait à trouver un système permettant d'affamer la tumeur sans empêcher la chimiothérapie d'arriver à bon port.
Ce traitement séquentiel (chaque médicament en son temps) a permis de doubler la survie des souris (de 30 à 60 jours). On ne peut toutefois pas encore envisager une transposition rapide de ces résultats prometteurs en thérapie humaine, relève le chercheur Américain David Mooney dans un éditorial.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




