© INTERNELa totalité du bloc opératoire de l'hôpital Nord de Marseille a été fermée jeudi matin jusqu'à nouvel ordre. Le personnel a refusé de poursuivre le travail en raison de nouveaux malaises inexpliqués d'une partie d'entre eux durant la nuit, a en effet annoncé la CGT. Le bloc avait déjà été totalement fermé de jeudi à lundi dernier à la suite d'une première série de malaises, notamment des nausées, vomissements, maux de tête ou irritations de gorges, qui ont au total affecté une vingtaine d'agents du bloc. Mais hier, la direction de l'hôpital avait annoncé la fermeture de cinq des douze salles du bloc opératoire de l'établissement en raison de nouveaux malaises.
"Une enquête épidémiologique, couplée à un bilan toxicologique, qui devrait permettre de déboucher sur des conclusions significatives, sera menée" par la DRASS sur les quelque 80 agents du bloc opératoire, avait déclaré mercredi le directeur de l'hôpital, Gilles Halimi, à l'issue d'une réunion extraordinaire du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l'établissement. Le directeur de l'établissement a également annoncé la création ce mercredi "d'une cellule de crise, qui se réunira au moins une fois par jour, pour examiner la situation et prendre les mesures adaptées".
Une intoxication au gaz carbonique ?
Malgré une série d'analyses sur la toxicité et la pollution de l'air et sur d'éventuelles fuites de gaz médicaux, "aucune anomalie n'a été décelée", a répété Gilles Halimi, qui a dit sa "préoccupation" que le personnel ne subisse plus ces "inconvénients". Les résultats d'une autre analyse, destinée à détecter la présence de particules de solvants industriels, ne devraient pas être connus avant jeudi.
"Les symptômes laissent entendre une possible intoxication au gaz carbonique. C'est une piste sur laquelle nous travaillons", a cependant indiqué le directeur général de l'APHM, Guy Vallet. Selon le directeur du CLIN (Comité de lutte contre les infections nosocomiales) de l'hôpital Nord, Philippe Brouqui, une augmentation anormale des enzymes musculaires a également été observée sur cinq des 25 agents ayant subi un prise de sang en vue d'examen. Dans une affaire similaire, le CHU de Nice avait été condamné en décembre 2002 à 120.00 euros d'amende, après que 114 salariés d'un de ses établissements avaient été victimes de rhinites et de maux de tête à la suite d'émanations toxiques.
photo : archives TF1
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