Grippe aviaire : Bruxelles "n'est pas alarmiste"

le 22 août 2005 à 16h28 , mis à jour le 22 août 2005 à 21h46

Les mesures en vigueur pour prévenir une épizootie de grippe aviaire "sont les bonnes", selon la Commission européenne, qui refuse de tomber dans l'alarmisme. Les Pays-Bas ont décidé lundi d'enfermer leurs volailles.

poulets poules oiseaux animaux-insectes nature environnement © INTERNE

La Commission européenne s’est voulu rassurante lundi après la décision des Pays-Bas d'enfermer toutes leurs volailles pour parer à une éventuelle expansion de la grippe aviaire à l'Union européenne. Bruxelles a minimisé l'ampleur de l'épizootie qui sévit dans plusieurs régions de Russie.

"Les dernières informations que la Commission a reçues des autorités russes sont qu'il n'y a pas en réalité d'apparition de la grippe aviaire dans un élevage de volailles près de la mer Caspienne, comme certains médias" l'ont annoncé, a déclaré un porte-parole de l'exécutif communautaire, Philip Tod. "On suit la situation de près, mais on n'est pas alarmiste", a-t-il ajouté, réaffirmant que les mesures d'interdiction d'importer tout oiseau vivant et tout produit à base de volaille en provenance de Russie et du Kazakhstan, édictées le 12 août, assurent "une protection suffisante". "Pour nous, pour le moment, les mesures qui sont en vigueur sont les bonnes", a-t-il dit, rappelant que par ailleurs, "les Etats membres sont tenus de surveiller les oiseaux sauvages sur leur territoire".

Risque "faible"

A Moscou, le Service fédéral de contrôle de la protection des droits des consommateurs avait annoncé vendredi que le virus de la grippe aviaire, cantonné à la Sibérie depuis le début de l'épizootie en Russie en juillet, avait franchi l'Oural et touchait désormais la république de Kalmoukie. Il avait fait état de "la mort d'oiseaux sauvages et de volailles" dans la région.

Sans exclure pour l'avenir d'autres mesures de prévention, Philip Tod, porte-parole du commissaire européen à la Santé et la Protection des consommateurs Markos Kyprianou, a réaffirmé lundi la volonté de Bruxelles de rester vigilant mais serein dans l'immédiat. "Notre analyse est que le risque (d'expansion à l'UE) est faible", a-t-il dit. Il a fait valoir que "l'Australie et la Nouvelle-Zélande, qui sont deux pays à la fin des cycles migratoires des oiseaux sauvages originaires de Russie et de Sibérie qui traversent la région la plus affectée en Asie du sud-est, n'ont pas eu de cas de grippe aviaire ces deux dernières années".

La décision d'enfermer les volailles, prise aux Pays-Bas en raison de l'épizootie en Russie, doit être au coeur d'une réunion des experts sanitaires de l'UE jeudi à Bruxelles. "Tous les Etats membres ne partagent pas l'analyse faite par le gouvernement néerlandais du risque et nous savons que cette mesure ne serait pas faisable ou souhaitée par tous les Etats membres... Ce ne serait pas facile d'adopter une mesure d'une telle ampleur", a-t-il ajouté. Aucune mesure de confinement des volailles sur les élevages de plein air n'est envisagée pour l'instant en France, a-t-on appris lundi auprès du ministère de l'Agriculture. Le ministère de l'Agriculture a par ailleurs indiqué avoir saisi le 20 août, avec le ministère de la Santé, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur cette question.

le 22 août 2005 à 16:28
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6 Commentaires

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  • Maxime, le 23/08/2005 à 15h13

    Comme toujours l'Europe va freiner les avancés, pi quand on va avoir ca dans le coin de la figure la il sera trop tard, on va dire que c'était pas prévu, que c'était impossible à planifier, que c'est une malchance, et tout un autre tas de trucs, décidemment l'esprit des frontieres aérienne est encore présent chez les bureaucrates, on est a la veille du catastrophe et on nous ressort ce qu'on a dit quand Tchernobyl a explosé!

  • Steph, le 23/08/2005 à 15h05

    Pour le coup en Europe d'après des articles parus sur le site de tf1 il y a qque mois, la France est un des rares pays a avoir commencé a produire des médicaments pour lutter contre une mutation du virus à l'homme. Vu les mutations génétiques qui pourraient avoir lieu on ne produit pas la version idéal mais ca pourra peut etre sauver qques vies. Enfin d'une facon générale, on est mal barré car il est simple de supprimer les liaisons avec des localités touchés mais les oiseaux ne prennent pas l'avion si je ne me trompe et dans le cas d'une pandémie, les courants aériens continuent a souffler.

  • Vincent, le 23/08/2005 à 14h51

    Il y a déja eu plusieurs dizaines de morts en Asie, mais bon, ne nous affolons paaaaas, c'est pas si grave pour nos politiques si il y a des morts ensuite chez nous, tant que ce n'est pas leur petite et misérable personne qui est en danger ils en ont rien à foutre des autres, donc de nous, les payeurs d'impôts!

  • Thierry, le 23/08/2005 à 11h38

    Pas de panique, citoyens, vous savez bien que le problème s'arrêtera à la frontière, à l'instar d'un certain nuage. Là encore, continuez à payer vos impots et à faire confiance à nos instances européennes...

  • Bernard, le 23/08/2005 à 08h45

    "les Etats membres sont tenus de surveiller les oiseaux sauvages sur leur territoire".et aprés une belle phrase comme ça on se demande pourquoi nous n'avons pas confiance a l'Europe,(elle est censée surveillé nos frontiere a notre place)et je suis sur qu'une commision a été crée pour annoncer cette belle solution,meme nos elus vert auraientt trouvés mieux(surtout si les oiseaux ont demandé l'asile politique)

  • Dan, le 22/08/2005 à 17h01

    Je propose deux mesures : interdiction pour tout oiseau migrateur de survoler et à fortiori de se poser sur le territoire Européen...Au cas ou certains contreviendraient...Reconduction immédiate à la frontière.....

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