© NASA/JPLEt de trois ! Après Ariane 5 jeudi et "Mars Reconnaissance orbiter" (MRO) vendredi, une fusée russe Soyouz transportant le satellite de télécommunications américain Galaxy-14 a décollé dimanche matin depuis le cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan puis a placé la charge en orbite avec succès. Ce lancement a été assuré par Starsem, filiale euro-russe d'Arianespace, la société européenne de gestion et de commercialisation des fusées de la famille Ariane. Prévu initialement le vendredi 5 août, il avait été reporté une première fois au samedi 13 août afin de permettre au client d'effectuer des vérifications complémentaires sur le satellite, selon Arianespace.
Vendredi, MRO de la Nasa a quitté avec succès la Terre. Installée au sommet d'une fusée Atlas V, la sonde de deux tonnes a décollé du Centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral (Floride), à 13h43 heure française avant de se séparer du 3e étage de la fusée, 58 minutes plus tard. Le lancement, prévu initialement mercredi, avait fait l'objet de deux reports après la découverte de dysfonctionnements.
Déjà trois sondes
Le MRO est doté d'instruments très puissants pour scruter la "planète rouge" qu'il doit atteindre en mars 2006. Il freinera progressivement pour se mettre sur une orbite basse à environ 313 km au-dessus de la surface martienne, à partir de novembre de la même année. Commencera alors une mission scientifique de 25 mois pendant laquelle l'orbiteur scrutera les différentes couches de l'atmosphère de Mars, mais aussi son sol et son sous-sol. Il étudiera ainsi les origines et l'écoulement de l'eau dans le passé de la planète. Parmi les instruments à bord du MRO, le plus grand objectif télescopique jamais envoyé pour observer une autre planète, capable de montrer avec une grande netteté des roches et couches de terrain de moins de deux mètres de largeur, ainsi que la plus grande antenne jamais envoyée autour de Mars.
"Nous comptons utiliser, au cours des prochaines années, les yeux de ce vaisseau en orbite martienne basse comme l'un de nos principaux instruments de repérage et d'évaluation des meilleurs sites pour les futures missions d'exploration robotiques à la surface de Mars", expliquait récemment Douglas McCuistion, l'un des responsables du programme. Cette mission viendra compléter celles menées par trois sondes qui tournent déjà actuellement autour de Mars et, au sol, par les robots Spirit et Opportunity. Coût du projet : plus de 500 millions de dollars.
A Kourou aussi
Jeudi matin, Ariane 5 avait mis en orbite avec succès le plus gros satellite de télécommunications au monde, Thaïcom-4 (Thaïlande), de plus de 6,5 tonnes. A 8h39 heure de Paris, soit 15 secondes avant la mise à feu, le compte à rebours s'était arrêté. Le système de contrôle automatique avait enregistré une anomalie au niveau des allumeurs de mise en froid. Ce dispositif a pour fonction d'assurer la combustion de l'hydrogène de mise en froid du moteur principal de la fusée. Le lancement avait, lui aussi, été reporté à deux reprises début juillet.
La fusée utilisée est la première de la série A5GS, ultime dérivé de la version générique d'Ariane 5. Il s’agit du deuxième tir de l'année d'une fusée Ariane, après l’envol, le 12 février, d’une Ariane 5 ECA, dite "dix tonnes" — un modèle cloué jusqu'alors au sol suite à l'échec de son vol inaugural, en décembre 2002.
La Chine vise la Lune |
photo : la sonde MRO au-desssus de Mars (vue d'artiste, Nasa/JPL)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




