© TF1Une hospitalisation d'urgence était "capitale", selon le Pr Alain Ducardonnet. L'hospitalisation d'urgence de Jacques Chirac était capitale" d'une part pour faire "un bilan plus large des artères", d'autre part "pour éviter un accident plus grave", selon le cardiologue Alain Ducardonnet, interrogé samedi au 13 heures de TF1. "Soit, c'est une atteinte très localisée avec une possibilité de régression, soit c'est en effet le début d'un accident relativement plus grave", a expliqué le cardiologue. "Il s'agit incontestablement d'une alerte au niveau cérébral, donc une petite artère qui irrigue la rétine". "L'important c'est de faire un diagnostic, un état des lieux des artères cérébrales, parce que si on a la chance d'avoir une alerte oculaire spécialisée (...) c'est l'occasion de prévenir un accident plus grave", a ajouté le médecin. Le Président, qui est âgé de 72 ans, devrait subir "un scanner et un IRM", a ajouté Alain Ducardonnet et il faut aussi le temps d'"engager un traitement". En ce sens, une hospitalisation de huit jours est un délai "normal", a-t-il conclu.
Pr Daubert : un incident "purement oculaire" ou d'origine vasculaire. Le "petit accident vasculaire" qui a entraîné l'hospitalisation du Président Chirac évoque un incident purement oculaire ou bien un incident d'origine vasculaire qui impose un traitement mais "n'entrave pas la capacité de travail ou la vie", a estimé samedi le Pr Jean-Claude Daubert, président de la Société française de cardiologie. Interrogé par France Info sur la signification du bref communiqué concernant l'hospitalisation du Président, le Pr Daubert estime que "cela évoque un accident purement oculaire causé par un incident sur une veine de l'oeil", incident qui entraîne un "trouble oculaire unilatéral" et qui, avec un traitement, est "réversible en quelques jours". L'autre possibilité, estime-t-il, c'est un petit incident vasculaire qui est dû à un caillot sur une artère cérébrale qui touche la vision. Avec un traitement aux anti-coagulants, cela devrait évoluer spontanément dans le bon sens. C'est un accident relativement fréquent et ni l'incident ni le traitement "n'entravent la capacité de travail ni la vie", a dit le Pr Daubert.
Un accident "sans lendemain", selon le pour Bernard Debré. Le professeur Bernard Debré, qui avait notamment soigné l'ancien président François Mitterrand, a estimé samedi sur France Inter que le "petit accident vasculaire" qui a conduit à l'hospitalisation du président Jacques Chirac sera "sans lendemain". "Il s'agit d'un accident vasculaire, et dans 90% des cas, ces accidents vasculaires quand ils sont pris à temps - et il a été pris à temps - sont sans lendemain", a déclaré le professeur Debré. "Je pense que là, ce sera sans lendemain. C'est du moins ce que je souhaite", a-t-il ajouté. Pour Bernard Debré, "il s'agit évidemment d'une alerte, et il faudra bien entendu qu'il ait un traitement, mais un traitement sans conséquences. (...) Il est jeune, il est en bonne forme, il ne fume plus depuis fort longtemps, puisque évidemment le tabac aurait été un facteur aggravant". Selon le médecin, "on ne pourra pas dire quoi que ce soit avant au moins cinq ou six jours".
Risque d'un nouvel accident pour le Dr Olivier Simon. Il y a "un risque très important de refaire dans les 48 premières heures un autre accident" beaucoup plus grave, a déclaré samedi à RMC le Dr Olivier Simon, neurologue à l'hôpital Bichat à Paris, à propos de l'accident qui a nécessité vendredi l'hospitalisation du Président de la République. Selon le docteur Simon, "l'oeil et le cerveau ont une vascularisation commune" et il s'agit d'"un signal d'alerte très chaud". Il a ajouté qu'"il y avait un risque très important de refaire dans les 48 premières heures un autre accident qui, là, peut être beaucoup plus grave, avec des hémiplégies, avec des déficits moteurs ou des troubles du langage qui soient majeurs, avec un vrai handicap. C'est pour cela qu'on surveille de façon importante et qu'on fait un bilan toujours en urgence dans ces cas-là".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




