Mystérieuse pollution en Charente-Maritime

le 24 septembre 2005 à 21h22 , mis à jour le 26 septembre 2005 à 07h35

Plusieurs plages ont été souillées samedi par une nappe noirâtre, qui pourrait ne pas être constituée d'hydrocarbures. La ministre de l'Ecologie, qui s'est rendue sur place, a promis que toute la lumière serait faite sur cette "pollution orpheline".

plage_souillee_charente

La nappe suspecte a été repérée samedi matin par une pilotine du port autonome de Bordeaux, puis inspectée par un navire de recherches. Longue de 2 km et large de 500 mètres, discontinue, elle évoluait alors au large de Royan. La préfecture maritime évoquait à ce moment-là une pollution "constituée d'agglomérats d'apparence lourds". Lorsqu'elle a atteint la côte de Charente-Maritime samedi en milieu de journée, les préfets des départements de la Gironde et de la Charente-Maritime ont déclenché le plan Polmar Terre, la nature et la surface limitée de la pollution n'appelant pas la mise en oeuvre du plan Polmar Mer. Ce plan Polmar Terre a été finalement levé dimanche, tout risque de pollution étant  écarté.

Etait-ce une nappe d'hydrocarbures ? Ou autre chose ? Dans un premier temps, la préfecture de Charente-Maritime a évoqué des boulettes de fioul sur plusieurs plages. Mais lundi matin, la nature de cette "pollution orpheline" restait toujours mystérieuse, et la ministre de l'Ecologie, après s'être rendue sur les plages touchées, a promis que "la lumière serait faite". "Pour l'heure, la nature et l'origine" des produits échoués sur les plages de Pontaillac et Vaux-en-Mer "sont indéterminées", a annoncé Nelly Olin, venue en compagnie du ministre de l'Agriculture et de la pêche Dominique Bussereau. "Des experts du Cedre (Centre de documentation, de recherche et d'expertises sur les pollutions accidentelles des eaux) arriveront dimanche" sur les lieux, a-t-elle ajouté.

"Une poudre noirâtre"

 

La préfecture de Gironde a toutefois évoqué dans un communiqué samedi en fin de journée "une poudre noirâtre qui pourrait ne pas être de nature hydrocarburée" et le directeur de cabinet a affirmé qu'au large, "plus aucune trace n'était visible par reconnaissance aérienne".

La police technique et scientifique a procédé à des relevés afin de déterminer la nature des polluants. "Il n'est pas impossible qu'en fonction de la marée on ait des problèmes complémentaires dimanche", a prévenu Nelly Olin. "Des pompiers et des agents municipaux, protégés et équipés", selon les termes de la ministre, ont été déployés sur les plages polluées et ont ramassé des plaques de sable afin d'en extraire les traces d'hydrocarbures supposés.

Photo d'ouverture : l'une des plages souillées samedi - DR

le 24 septembre 2005 à 21:22
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3 Commentaires

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  • DALFIUME, le 26/09/2005 à 07h38

    Il est grand temps que nos politiques s'occupent d'environnement!!!

  • Jocelyne, le 25/09/2005 à 21h51

    Le bateau responsable ne peut-il être identifié parmi tous ceux qui ont emprunté le trajet concerné à l'heure présumée du dégazage, à quoi s'ajouterait l'analyse de ce qu'il contenait ? Pourquoi ne pas concevoir un "réactif" chimique qui identifierait le bateau responsable d'un dégazage ? Il convient d'ajouter que les peines appliquées ne sont pas suffisamment dissuasives !

  • Nicami, le 25/09/2005 à 09h27

    C'est que le début d'accord , d'accord ,et ça continue encore et encore ......

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