
Alors que le gouvernement promeut depuis vendredi la Semaine européenne de la mobilité (lire l'article : "Une semaine pour se déplacer autrement"), pouvoirs publics et collectivités ont encore beaucoup de progrès à faire en matière de véhicules propres, c'est-à-dire des véhicules électriques, au gaz ou hybrides (électrique/essence). Au 31 décembre 2004, la proportion de ces véhicules dans les "organismes publics" (administrations centrales, collectivités, établissements publics), était de 7,1%, pratiquement inchangée en trois ans (7% fin 2001), selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Le pourcentage s'améliore si on regarde le parc automobile des seuls ministères parisiens, d'après des chiffres cités par le ministère de l'Ecologie. Ainsi Bercy (ministère des Finances et ministère délégué à l'Industrie) utilise 8,7% de véhicules propres sur un parc de 321 véhicules (275 voitures particulières et 46 utilitaires). La proportion monte à 21% au ministère de l'Education nationale, qui exploite 13 véhicules propres sur une flotte totale de 33 voitures particulières et 29 utilitaires. Le ministère de l'Ecologie est leader avec 27 véhicules propres sur 31 (29 voitures individuelles et deux utilitaires), soit une proportion de 87%, selon ses propres indications.
La loi sur l'air de 1996 avait pourtant fixé un pourcentage de 20% de véhicules propres dans le renouvellement des flottes des organismes publics. L'objectif avait été réaffirmé en novembre 2002 et en juin 2003 dans la "Stratégie nationale de développement durable". Par ailleurs, une circulaire est en préparation pour obliger administrations et établissements publics à n'acquérir que des véhicules émettant au plus 140 grammes de CO2 au km. Elle prévoit des exemptions pour les véhicules de direction (ministres, présidents d'établissements publics par exemple) et d'intervention (police, gendarmerie et armée notamment).
Une semaine pour bouger autrement |
photo : archives TF1
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