Près de 200 blocs opératoires inefficaces en France ?

le 13 septembre 2005 à 16h41 , mis à jour le 13 septembre 2005 à 21h55

Dans un rapport remis mardi au gouvernement, le Conseil national de la chirurgie préconise une restructuration fondée sur des complémentarités entre établissements publics et privés. Le ministre de la Santé se veut apaisant.

Chirurgie Chirurgien opération médecine hôpital malade (LCI) © INTERNE

Les quelque 150 hôpitaux ruraux qui pratiquent moins de 2.000 actes chirurgicaux par an sont dans le collimateur de deux rapports sur la chirurgie remis mardi au ministre de la Santé, qui s'est toutefois gardé de plaider pour leur fermeture. Les rapports du Conseil national de la chirurgie (CNC) et de l'Académie de la chirurgie formulent des recommandations destinées à "redonner de l'attractivité à la chirurgie", l'ancienne discipline reine des études de médecine délaissée par les étudiants actuels.

Jugeant que "la dispersion des blocs opératoires est source d'inefficacité", les rapports prônent "un regroupement des moyens humains et matériels en concentrant les activités opératoires sur un même site". Ils fixent le seuil de viabilité des blocs opératoires à un minimum de 2.000 interventions par an pour 50.000 habitants.

"Faire du sur-mesure"

Soucieux de ne pas raviver les tensions qui touchent la fermeture de "services publics de proximité", le ministre de la Santé Xavier Bertrand a assuré mardi qu'il n'était "pas question de fermer 150 établissements". "Je veux être clair : il n'est pas question d'établir un ratio démographique et économique pour savoir si une activité chirurgicale doit être maintenue", a-t-il ajouté, se disant attaché à "préserver certaines activités de proximité".

"Nous ne choisirons pas des critères économiques pour décider de l'avenir de l'offre de soins", a assuré M. Bertrand, précisant qu'il s'agirait de "faire du sur-mesure, d'observer la situation établissement par établissement". Devant la désaffection des étudiants en médecine pour la chirurgie, le CNC recommande aussi de développer des "écoles de chirurgie", véritables centres de formation aux techniques chirurgicales utilisant de nouvelles technologies, telles que les "simulateurs chirurgicaux".

le 13 septembre 2005 à 16:41
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3 Commentaires

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  • Brigitte, le 14/09/2005 à 12h30

    Comment comprendre certains établissements sont blindés et d'autres doivent fermés pour cause de non rentabilité. Le maitre mot RENTABILITE.. Brigitte

  • Christophe, le 14/09/2005 à 09h51

    Mais non on va pas fermer... juste si vous atteignez pas votre quota, ben vous ne serez plus la c'est tout ;-) Quand a la défection de la voie chirurgicale elle n'est pas dure a comprendre. Allez vous faire opérer et regarder le pavé de protection juridique que les chirurgiens vous font signer. Ils ont la trouille des proces c'est tout.

  • Thomas, le 14/09/2005 à 08h23

    Après les médicaments inéfficaces, voilà maintenant 150 blocs opératoires inefficaces .... Merci de me dire, en France, ce qu'il reste de vraiment efficace, on gagnera du temps....

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