© INTERNELes quelque 150 hôpitaux ruraux qui pratiquent moins de 2.000 actes chirurgicaux par an sont dans le collimateur de deux rapports sur la chirurgie remis mardi au ministre de la Santé, qui s'est toutefois gardé de plaider pour leur fermeture. Les rapports du Conseil national de la chirurgie (CNC) et de l'Académie de la chirurgie formulent des recommandations destinées à "redonner de l'attractivité à la chirurgie", l'ancienne discipline reine des études de médecine délaissée par les étudiants actuels.
Jugeant que "la dispersion des blocs opératoires est source d'inefficacité", les rapports prônent "un regroupement des moyens humains et matériels en concentrant les activités opératoires sur un même site". Ils fixent le seuil de viabilité des blocs opératoires à un minimum de 2.000 interventions par an pour 50.000 habitants.
"Faire du sur-mesure"
Soucieux de ne pas raviver les tensions qui touchent la fermeture de "services publics de proximité", le ministre de la Santé Xavier Bertrand a assuré mardi qu'il n'était "pas question de fermer 150 établissements". "Je veux être clair : il n'est pas question d'établir un ratio démographique et économique pour savoir si une activité chirurgicale doit être maintenue", a-t-il ajouté, se disant attaché à "préserver certaines activités de proximité".
"Nous ne choisirons pas des critères économiques pour décider de l'avenir de l'offre de soins", a assuré M. Bertrand, précisant qu'il s'agirait de "faire du sur-mesure, d'observer la situation établissement par établissement". Devant la désaffection des étudiants en médecine pour la chirurgie, le CNC recommande aussi de développer des "écoles de chirurgie", véritables centres de formation aux techniques chirurgicales utilisant de nouvelles technologies, telles que les "simulateurs chirurgicaux".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




