Une semaine pour se déplacer autrement

le 16 septembre 2005 à 09h56 , mis à jour le 16 septembre 2005 à 22h05

Exit la Journée sans voiture. La France participe depuis ce vendredi à la Semaine européenne de la mobilité. Objectif : promouvoir des modes de déplacement alternatifs.

vélo © INTERNE

Sans tambours ni trompettes, la Semaine européenne de la mobilité (16-22 septembre) a débuté vendredi, sous le parrainage du gouvernement français — une première depuis sa création, en 2002. Baptisée "Bougez autrement", la Semaine vise à sensibiliser les Français et leurs élus aux modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle en ville. Elle remplace ainsi remplace la Journée sans voiture, lancée en 1998 par l'ancienne ministre de l'Environnement Dominique Voynet (Verts), qui invitait les municipalités à fermer pendant une journée leur centre-ville aux voitures particulières non prioritaires.

"Je renonce à la Journée sans voiture" qui était "un bon plan" mais "un peu irréaliste", a expliqué mercredi Nelly Olin. "On en a vu des effets positifs, mais sans voiture ce n'est pas possible, l'interdiction ne fait pas partie de la manière dont je conçois les choses", a-t-elle ajouté. Selon la ministre, "une journée ne suffit pas à prendre de bonnes habitudes". Convaincre et expliquer pendant une semaine est plus efficace qu'interdire durant une journée, a-t-elle insisté.

Dix villes françaises seulement

Outre un spot de 15 secondes diffusé gratuitement une ou deux fois par jour par TF1, France 2, MCM et RTL9, la campagne de sensibilisation reprend pourtant certaines recettes de la Journée sans voiture. Les municipalités françaises qui se sont inscrites à la Semaine européenne de la mobilité sont toujours invitées à fermer un périmètre à la voiture le 22 septembre, comme le prévoit le cahier des charges européen. Si elles ne le font pas ou le font un autre jour, elles ne sont qu'"associées" à l'événement.

Selon le site Internet de la Semaine, 50 villes françaises sont engagées dans cette Semaine mais seulement 10 sont prêtes à fermer un périmètre le 22 septembre : Amiens, Annecy, Cannes, Chambéry, La Rochelle, Nantes, Obernai, Perpignan, Roubaix et Tours. Vingt-deux autres villes fermeront un périmètre à une autre date. Au plus fort de sa popularité, la Journée sans voiture avait mobilisé 99 villes françaises le 22 septembre 2002. L'an passé, 37 villes françaises avaient encore participé à l'opération, dont 34 le 22 septembre. Nelly Olin s'est félicitée pour sa part que 62 villes françaises aient manifesté un intérêt pour la promotion des "déplacements doux" (marche à pied, bicyclette, roller, trottinette, transports en commun) du 16 au 22 septembre.

photo : archives TF1

le 16 septembre 2005 à 09:56
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7 Commentaires

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  • Luc Marrand, le 16/09/2005 à 17h37

    J'ai franchi le pas il y a deux semaines, nouveau boulot a 1;5 km de chez moi en plein centre ville ou il etait tres difficile de garer sa voiture, de plus le centre ville est en travaux pour 3 ans encore...bref, j'ai pris une trottinette electrique, je la recharge tous les trois jours avec un chargeur de 40 watts. cout : moins de 200 euros, pas d'assurance, pas d'equipement, pas de carburant. une charge complete me revient a 0,05 ? pour 13 km d'autonomie... en plus c'est assez fun et bien moins crevant q'un velo ! je prends meme l'ascenceur avec sans descendre du truc. on va vraiment partout :-) on en voit de plus en plus dans Valence, tellement c'est une galere a circuler en voiture !

  • LOBA, le 16/09/2005 à 14h26

    UNE HYPOCRISIE DE PLUS .NOUS SOMMES ENVHIS DE PUB POUR LES VOITURES ET L ON PRETEND VOULOIR NOUS FAIRE CHANGER NOS HABITUDES.

  • Bob, le 16/09/2005 à 14h08

    Je ne suis pas contre le fait de prendre mon velo (ce que je fais regulierement). Mais lorsque je vois ce que nos mairies en IDF appellent "piste cyclable" j'ai peur!! ce sont des voies non securisées ou les livraisons peuvent etre effectuees.... resultat on est toujours a 2 doigts de se faire choper par un zinzin en bagnole qui veut etre premier au feu rouge! Pkoi la mairie de paris pourtant si enclin a nous pondre des banquettes a couloir de bus completement debile ne fait elle pas un vrai periphe a velo ou nous n'aurions pas de feu rouge, pas de voiture et a partir duquel on arriverait a toucher tout le tour de paris. J'ai 15 bornes a faire et croyez moi je mets autant de temps qu'en voiture vu les embouteillages. Alors si je pouvais en toute securité rouler je le ferais sans mal. au lieu de cela on prefere recréer des embouteillages en fermant des quartiers pour rien....et les quartiers non fermés?? ils sentent le paté ou bien?

  • François, le 16/09/2005 à 13h51

    Supprimer la voiture ne peux être une solution que s'il existe des moyens alternatifs efficaces... Supposons par exemple un Conseil-Général qui supprimerait des liaisons de bus vers les Lycées distant parfois de plus de 15 km des communes environantes... Supposons des employés à plus de 30mn d'une gare en bus, avec un bus le matin à 7h et un le soir à 19h, qui doivent encore faire tenir leur journée de boulot avec le trajet train/métro et qui bosserais par exemple à 2h30 de chez eux en Transports en commun (en comptant les 30 mn du bus cités plus haut), bour un bureau au au sud de Paris. 5h de transport sur 12, reste 7h pour bosser et manger le midi, ce qui est un droit social quand même... Ce n'est même plus du 35 heures ça... Supposons qu'en plus le train soit de mauvaise qualité (les petits-gris remis en place sur la ligne de la gare de Lyon à Paris) et en retard pour un oui ou un nom... Naturellement, la solution marche à pied, vélo, roller est irréalisable puisque je fais 70 km pour aller travailler à St Cloud... Ce n'est pas réaliste ce que je dis ? C'est ce que je ferais si j'allais bosser en transports, c'est le projet de mon département concernant le lycée dont dépend mon village... Il y a une autre solution alternative, déplacer les emplois vers là où habitent les gens ou le télétravail - ce pour quoi je serais totalement pour, mais avant que cela ne soit une réalité, je continuerais de trouver beaucoup de voitures sur mon chemin... Car ce qui était la journée sans voiture qui devient une semaine de moyens alternatifs, cela ne peut se concevoir que dans des lieux qui concentrent à la fois le logement et le travail, avec des transports efficaces... Et ça, on ne le trouve même pas dans les toutes communes qui vont s'investir...

  • Charles, le 16/09/2005 à 13h50

    Pour rectification, la première journée sans voiture s'est déroulée à LA ROCHELLE en 1997 à l'initiative de son maire de l'epoque Michel Crépeau ancien ministre de l'ecologie.Ce n'est qu'en 1998 que l'idée fut reprise par Dominique Voynet

  • Etienne, le 16/09/2005 à 13h00

    Marseille toutjours à la traine... C'est vraiment une ville écologiquement préhistorique. Il faut dire que la fréquence des transports en commun est indigne de la "deuxième" ville de france. Sinon bravo halte à la voiture mais modernisons les transports publics

  • Jean-claude, le 16/09/2005 à 11h26

    C'est dommage, mais tout le monde s'en fou de se genre de truc, c'est vraiment de l'argent gaspillé pour que les politiques se donnent bonne conscience. bouger autrement ??? mais essayez donc d'enlever la voiture ou la moto à tous ces pauvres gens qui n'ont que ça pour se sentir puissant. Alors qu'il ne sont que la vache à lait du gouvernement et des sociétés pétrolières. Tout ça baigne dans une hyprocrisie sans nom. merce de m'avoir publié.

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