Les ventes de tabac repartent à la hausse

le 19 septembre 2005 à 11h09 , mis à jour le 19 septembre 2005 à 22h26

Les ventes de tabac sont reparties à la hausse cet été. L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie a lancé ce lundi une nouvelle campagne de sensibilisation sur le respect de l'interdiction de fumer dans les cafés-restaurants.

cigarette drogues divers consommation economie © INTERNE

Le tabagisme reprend du souffle en France. C'est le constat dressé par le groupe Altadis distribution et dont le quotidien Libération a publié les dernières statistiques ce lundi, jour de l'ouverture à Paris de la deuxième Conférence internationale francophone sur le contrôle du tabac. Ainsi, la quantité de cigarettes vendue pour les huit premiers mois de l'année 2005 n'a baissé que de 0,2% par rapport à la même période en 2004. Entre juillet et août les ventes ont même progressé de 1,8%. " On est donc loin des fortes baisses qui avaient suivi l'envolée du prix du paquet, passé de 3,9 à 5 euros entre novembre 2003 et le début 2004 ", a constaté Libération.

Respecter la loi Evin

Les buralistes ayant obtenu un moratoire sur les prix du tabac jusqu'en 2008, l'Etat n'a guère plus qu'un seul moyen de lutter conter cette hausse du tabagisme : limiter les lieux publics où le tabac est autorisé. Une première occasion pourrait venir du député alsacien Yves Bur (UMP), qui a annoncé début août son intention de déposer devant l'Assemblée nationale une proposition de loi pour interdire totalement le tabac dans les lieux publics en France.

Par ailleurs, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) a lancé ce lundi sa deuxième campagne de l'année auprès de 200.000 cafés, restaurants, hôtels et discothèques pour "exhorter les professionnels à respecter à la lettre" la loi Evin sur le tabac dans les lieux publics. "Il faut que les Français fument moins, mais on ne peut pas fonder une société sur une interdiction. On est contre la prohibition", a dit le président de l'UMIH, André Daguin. "Le café, le restaurant sont les derniers lieux de vie dans les cités, les banlieues, les quartiers des villes et les petits villages. Ils n'ont rien de comparable avec les lieux de travail ou les transports en commun : les clients viennent par plaisir et les différences se côtoient avec respect", estime l'organisation professionnelle. La loi Evin, en vigueur depuis 1991, oblige les lieux publics à créer des espaces non fumeurs, mais dans les bars et restaurants, la loi n'a pas ou peu été appliquée jusqu'à présent, reconnaît l'UMIH.

le 19 septembre 2005 à 11:09
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16 Commentaires

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  • Christophe, le 19/09/2005 à 15h31

    Tout a fait d'accord avec " William, La Rochelle ". Tout ça pour dire que c'est le fric qui compte avant la santé public !!! Messieurs les dirigeants je vous plaint de la manière dont vous percevez et dirigez le monde.

  • Dan, le 19/09/2005 à 15h29

    On ne fait pas le "bonheur des gens" malgré eux...Alors le paternalisme gouvernemental....ça SUFFIT....

  • Arnaud, le 19/09/2005 à 15h20

    Facile d'arrêter de fumée quand on ne travail pas.

  • Jean, le 19/09/2005 à 15h10

    Il reste très difficile de prendre un repas dans un restaurant aux prix abordables sans en ressortir avec des vêtements impreignés d'odeurs de tabac. Force est de constater que la majorité des fumeurs sont jeunes. Or quand on a les moyens financiers suffisants, on peut fréquenter les restaurants "de vieux" où des salles sont depuis longtemps réservées aux non fumeurs. Moralité: le jour où certains restaurants qui ont peur de perdre la clientèle de jeunes se partageant un plat garni interdiront de fumer dans leur établissement, ils gagneront probablement une clientèle certes plus agée mais qui achètera de vrais repas.

  • Steph, le 19/09/2005 à 14h34

    L'état aurait tort d'arrêter d'inventer de nouvelles taxes, étant donné que beaucoup de Français ont encore de l'argent à jeter par les fenêtres en tabac et autres drogues... En attendant, l'augmentation du nombre de fumeur, donc d'idiots au passage(qui peut être assez stupide pour acheter un produit sur lequel il est écrit qu'il tue ?!), m'arrange car c'est autant de taxe que l'état ne me prendra pas par ailleurs et que les fumeurs payent pour moi ! donc merci.

  • Lo-Ran, le 19/09/2005 à 14h26

    à Marc, Paris : tu penses mal. Ramene les chiffres à des données statistiques (pour X millions de personnes ou en %), et compare les aux chiffres d'autres mortalités, et là, tu vas équarquiller les yeux :) Et ensuite, parlons argent. Combien le tabagisme coûte à la CNAM (= toi, moi, autres contribuables). Donc le tabagisme passif a une incidence sur la santé de ton corps et de ton portefeuille. Graounch ! comme dirait Gargamel !

  • Krapulax, le 19/09/2005 à 14h10

    En quoi avoir moins de lieux publics où fumer, va-t-il faire baisser le nombre de cigarette/jour d'un fumeur ? Ca n'a aucun rapport ! Il suffit de sortir dans la rue puis de revenir dans le lieu en question. C'est certes mieux pour les poumons propres. Ceci dit, ce n'est pas l'interdiction de fumer ici ou là qui va faire baisser ma consommation de tabac. Par contre, si la vie était plus paisible, je fumerais moins. On ne peut pas dissocier un paliatif au stress, de sa cause profonde...

  • LOBA, le 19/09/2005 à 13h47

    C EST NORMAL L ESSENCE ETANT TROP CHER LES GENS NE PEUVENT PLUS FAIRE FUMER LEUR BAGNOLE ALORS ILS RESTENT CHEZ EUX ET FUMENT EUX MEME.

  • Marc, le 19/09/2005 à 13h39

    Très bonne nouvelle! Car pour 100 fumeurs, combien de maladies liées au final? 2,3? Et meme si 100% des fumeurs tombaient malades, le suicide n'est pas interdit que je sache? Et la tabagie passive est un épiphénomène malhonnetement surmédiatisé. Je suis non fumeur mais pour la liberté totale de fumer à un prix décent. L'Etat s'engraisse en parlant démagogiquement de question de santé publique.

  • William, le 19/09/2005 à 13h07

    Ça pour mettre des radars automatiques et truffer les routes (5000 morts par an) de policiers, ils sont forts nos politicards, mais pour interdire le tabac (60000 morts par an directement liés au tabac + 120000 morts par an en partie liés au tabac), il n'y a personne qui en ait le courage ! C'est sûr que c'est plus facile de faire raquer un 50% de bonus pour excès de vitesse en le faisant passer pour un meurtrier sanguinaire qu'un drogué à la nicotine, qui lui tue et tuera sûrement beaucoup plus de monde à petit feu.

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