Le géant s'est arraché du sol. Il commence à s'élever en bout de piste. © DRLes autorités de l'aviation civile américaine se penchent sur les problèmes de turbulences de sillage que peut présenter le dernier né de la gamme Airbus, l'avion géant A380 qui pourra transporter jusqu'à 800 personnes. Les recherches menées par les experts américains "entrent toutefois dans le cadre d'un groupe de travail international de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI)", a précisé Laura Brown, porte-parole de l'aviation civile américaine.
Pour l'A380, "il n'y aura pas de normes américaines séparées (...) de celles fixées au niveau international par l'OACI", a-t-elle souligné. Les experts américains doivent faire des recommandations à l'organisation internationale "mais sans doute pas avant février", a encore indiqué Laura Brown qui n'a pas donné de précision sur le sens de ces recommandations.
Selon le quotidien Wall Street Journal (WSJ), mercredi, les Américains tenteraient de renforcer les normes pour les distances à respecter par les autres avions succédant au futur A380 à l'atterrissage et au décollage en raison des risques accrus de turbulences de sillage de ce super-jumbo. Ces tentatives s'inscrivent, selon le journal, dans la concurrence acharnée que se livrent Boeing et Airbus sur fonds de litiges à l'OMC sur les aides publiques.
Essais en cours
Les premiers A380 devraient être livrés vers la fin 2006, selon Airbus qui espère s'imposer avec ce nouveau concept d'avion géant long-courrier en période de prix élevés du carburant. Un porte-parole d'Airbus en France a indiqué que le groupe avait "commencé les mesures des turbulences de sillage dans le cadre des essais en vol", ajoutant que ces essais n'étaient pas encore terminés. "Plus l'avion est gros, plus il est lourd et il est donc logique que le phénomène des turbulences soit plus important", a poursuivi ce porte-parole, qui a tenu à souligner que l'avionneur européen avait conçu l'appareil "pour minimiser cet effet".
Selon le chercheur scientifique George Green, cité par le journal américain, la principale préoccupation des Américains dans ce dossier est la sécurité. "L'équité ne vient qu'en second lieu (...) parce que la FAA ne cherche pas à être ultra-conservatrice pour pénaliser la capacité" du nouvel avion, selon ce chercheur qui participe au groupe de travail de l'agence américaine.
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